Le gouvernement slovaque interdit l’utilisation du nom hongrois de Bratislava

Le gouvernement slovaque interdit l’utilisation du nom hongrois de Bratislava

Le Ministère de la Culture slovaque veut forcer le journal hongrois de Slovaquie Uj Szo (10% de la population vivant en Slovaquie est hongroise) à ne plus utiliser le nom hongrois (Poszony) de la capitale slovaque, appelée de nos jours Bratislava.
Cette interdiction concerne tout article faisant mention du nom de la capitale slovaque!
Les politiciens slovaques justifient cette interdiction par le fait que seules les communes hongroises où les Hongrois représentent au moins 20% de la population peuvent utiliser le nom hongrois de leur commune, ce qui n’est plus le cas de Poszony.
Interdiction qui méprise l’Histoire, qui méprise aussi le droit de tout peuple d’utiliser sa langue et ses noms de ville (surtout quand celle-ci a été sa capitale pendant deux siècles et demi et a couronné ses Rois durant plusieurs siècles).
Bref rappel historique : la capitale de Slovaquie, Bratislava, appelée Presbourg en allemand et Poszony en hongrois, a été une ville hongroise de 907 à 1920.
Poszony a joué un rôle considérable dans l’histoire de la Hongrie : durant l’occupation turque de Budapest, elle fut la capitale de la Hongrie (1536-1784). C’est également là qu’ont été couronnés les Rois de Hongrie pendant plusieurs siècles.
Peuplée majoritairement de Hongrois en 1920, la ville a été attribuée, comme tant d’autres, à une puissance étrangère, au mépris de l’Histoire et des réalités ethniques ou économiques.
Elle a été renommée Bratislava, au lieu de Pre?porok (en slovaque) / Presburg (en allemand) / Pozsony (en hongrois). Il y a d’ailleurs une rue de Presbourg à Paris, preuve de la fantaisie de l’appellation “Bratislava” (un peu comme Saint-Petersbourg renommée Petrograd).
Bref, le gouvernement slovaque, qui a du mal à assumer le passé historique de son territoire (charge dont il peut tout à fait se défaire en rendant leur liberté aux peuples annexés…), montre une nouvelle fois que la destruction de l’identité des hongrois reste une de ses priorités.
Cet exemple, hautement symbolique, montre une nouvelle fois que le combat identitaire des peuples opprimés est le même partout en Europe. Pensons à la France et à ses peuples qui sont opprimés dans l’enseignement de leur langue, de leur Histoire, et dont le nom des villes a également été usurpé (en Bretagne, en Flandre, en Alsace, etc…).
Pensons aussi à la résistance acharnée des peuples irlandais ou flamand qui sont parvenus à recouvrer leur liberté, et qui montrent aux Hongrois que leur lutte pour la défense de leur identité n’est pas vaine, quoi qu’en disent les chauvins ou les médiocres. L’avenir appartient aux peuples enracinés, conscients et fiers de leur Histoire.

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