Front National : Louis Aliot rappelle les fondamentaux de son parti et appelle à l’ouverture pour les prochaines élections

26/05/2011 – 22h10
SAINT-BREVIN (NOVOpress Breizh) – Répondant à l’invitation de la fédération 44 (Loire-Atlantique) du Front National qui organisait un « déjeuner patriotique », Louis Aliot, vice-président du Front National en charge du projet, était à Saint-Brevin dimanche dernier. Devant 80 militants et sympathisants, pour la plupart âgés,  il a rappelé les positions et les objectifs du FN pour les années à venir.

« Nous ne voulons pas un immigré de plus. Nous voulons inverser les flux migratoires, c’est une course contre la montre, dans 50 ans le sort de la France européenne sera scellé. Il ne suffit pas de lutter contre l’immigration, il faut une politique nataliste dynamique. » Rappelant la loi Veil (que Marine Le Pen n’entend pas abroger) et ses effets sur la natalité – « 220 000 avortements par an » – Louis Aliot a insisté sur la question de l’avenir démographique de la France. Il prône la mise en place d’un salaire maternel et plus généralement d’une politique d’aides aux mères de famille. « Il y va de la survie de la nation, nous savons depuis Renan que les civilisations sont mortelles » affirme le numéro 2 du FN, qui rappelle la disparition des Incas, des Indiens d’Amérique et des anciens Egyptiens…

En ce qui concerne les étrangers installés en France le vice-président du FN estime qu’il faut faire le tri, mais que ceux qui ne veulent pas s’assimiler doivent être expulsés. « Je suis d’origine pied-noir, pour nous c’était la valise ou le cercueil. » rappelle-t-il. Mais l’inversion des flux migratoires passe aussi, selon lui, par le développement de l’Afrique : « le crime n’a pas été la colonisation mais la façon dont la décolonisation s’est faite. » Rappelant que les 5 millions d’Algériens présents en France bénéficient de la double nationalité, il se déclare par ailleurs résolument opposé à celle-ci.

Comme d’ailleurs à la récente départementalisation de l’ile de Mayotte. Partisan du droit du sang et non du droit du sol concernant l’acquisition de la nationalité française, Louis Aliot estime que la départementalisation de cette ile de l’Océan Indien a été une grosse erreur et a créé un « Lampedusa français ».

Rappelant le principe de la préférence nationale dans la politique de l’emploi – « Il n’y a que le travail qui libère, réservons-le aux Français » – l’adjoint de Marine Le Pen a également réaffirmé la position du FN sur l’Europe, qui doit être une confédération d’Etats souverains et l’opposition de son parti au maintien de l’euro : « si on garde l’euro, la totalité de notre industrie disparaitra. »

Le numéro 2 du Front National a aussi consacré une partie de son intervention à l’ouverture que le FN entend pratiquer à l’occasion des prochaines échéances électorales, en réservant un tiers des circonscriptions à des candidats non FN. Si, selon Aliot, aucun accord n’est possible ni souhaitable avec la droite d’aujourd’hui, un rassemblement à la base est nécessaire, sous réserve que les candidats entérinent un certains nombre de points du programme, jugés fondamentaux : la préférence nationale ; l’indépendance et la souveraineté nationale ; le gouvernement par le biais du référendum d’initiative populaire, seul moyen selon lui de contrer les lobbies philosophiques et religieux ; enfin la sortie de l’euro et le retour à la monnaie nationale.

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