Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.
Novopress a publié dès ce samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO” de sa colonne de droite.
Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme texte enrichi d’images.
:: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: ::
Le dernier rapport de la fondation Terra Nova n’est pas du goût de tous les socialistes. Proche de DSK, Olivier Ferrand a créé la fondation Terra Nova, une sorte de boîte à idées pour la gauche en général et le Parti socialiste en particulier. Son dernier rapport est consacré à la fracture — ô combien réelle — entre la gauche et l’électorat populaire. Les auteurs du rapport ciblent pour 2012 un nouvel électorat, issu principalement des banlieues de l’immigration. « La France des quartiers populaires [comprendre des quartiers ethniques] est massivement à gauche », lit-on dans le rapport « C’est un fait politique important, ajoute-t-il, la France de la diversité [comprendre des immigrés afro-maghrébins] est aujourd’hui la composante la plus dynamique, tant électoralement que démographiquement, de la gauche en France. » Les amis de DSK ont ainsi sorti la calculette et jeté aux orties l’électorat populaire français — il est vrai de plus en plus attiré par le Front national. Un calcul qui n’est pas du goût de tous les socialistes. Un groupe de 60 députés proches de Martine Aubry reprochent aux strauss-kahniens de trop s’inspirer des usages de la vie politique des Etats-Unis pour construire le programme du PS pour la campagne de 2012.
Le scandale DSK – parlons-en – ou les écuries d’Augias du Système. Tout le système politico-médiatique connaissait parfaitement la maladie dont souffre Dominique Strauss-Kahn. Des sources médicales autorisées diagnostiquent un satyriasis, défini, je cite comme « l’exaltation morbide, délirante et incoercible des fonctions génitales chez l’homme ».
Après l’agression dont avait été victime sa fille en 2002, Anne Mansouret, elle-même élue socialiste, avait déclaré, je cite : « Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n’est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème : une addiction au sexe, comme d’autres ont des soucis avec l’alcool, la drogue ou le jeu ».
Comme l’a rappelé Marine Le Pen, je cite : « L’ensemble de la classe politique et journalistique bruissait non pas du comportement de séducteur invétéré, mais du comportement de harceleur de Dominique Strauss-Kahn ». Un rappel sans fard de la vérité des faits qui a rendu Alain Duhamel littéralement hystérique sur France 2. Pour la présidente du Front national, le Parti socialiste a gravement failli dans cette affaire : « Voilà des gens, a-t-elle déclaré, qui, en connaissant ce qu’ils appellent, eux, des fragilités, ce que d’autres comme moi appelons des pathologies, étaient prêts à porter cet homme à la magistrature suprême ». Quant à Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen a trouvé, je cite : « machiavélique [de sa part] de nommer à la tête du FMI un homme dont on connaît la réputation, pour se débarrasser d’un adversaire politique, au risque de voir une affaire telle que celle-là, éclater et éclabousser notre pays dans le monde entier ». Marine Le Pen a par ailleurs trouvé « proprement hallucinante » la demande faite au même Sarkozy par le numéro 2 du Parti socialiste, Harlem Désir d’intervenir auprès des autorités américaines afin, je cite, que : « Dominique Strauss-Kahn puisse organiser sa défense de façon décente ». « Ainsi, ironise Marine Le Pen, sans aucune retenue ni vergogne, l’oligarchie française, sidérée que l’on puisse appliquer à l’un des siens la loi des simples citoyens, demande officiellement au chef de l’Etat français d’intervenir en faveur d’un membre de la Nomenklatura ». Dans un communiqué, la présidente du Front national a par ailleurs appelé à la suppression du Fonds monétaire international, qualifié par elle de « machine infernale au service de l’idéologie ultralibérale ».
De son côté, Ségolène Royal a avoué redouter, je cite : « une exaspération de l’opinion ». Strauss-Kahn a été remis en liberté sous haute surveillance, avec une caution d’un million de dollars, une goutte d’eau pour son épouse, la milliardaire Anne Sinclair.
Des parlementaires immigrophiles ont rendu public la semaine dernière un rapport sur la politique d’immigration de la France. Il s’agit, je cite d’« éclairer l’approche des phénomènes migratoires ». On y apprend, avec surprise, que la grande majorité des immigrés subsahariens sont diplômés de l’Enseignement supérieur – eh oui ! –, que les immigrés ne prennent pas les emplois des Français, et ne participent pas à la baisse des salaires. Selon l’économiste Lionel Ragot, nos immigrés sont des actifs qui nous aident à cotiser pour la retraite. Nos immigrés cotiseraient même plus que les Français de souche. Hélas, la ficelle est souvent grosse. Ainsi le rapport ment délibérément sur les chiffres du chômage qu’il évalue à 5% de la population active, alors qu’il est au moins du double, et que ce chiffre grimpe à 25% pour les immigrés afro-maghrébins. Un rapport hallucinant, de la même veine que celui publié en mars par deux économistes de gauche, Karine Berger et Valérie Rabault, qui réclament 10 millions d’immigrés de plus d’ici 2040 pour régénérer notre peuple.
Un sondage totalement occulté par la grosse presse, commandé au CSA par l’Institut pour la justice, révèle que les Français souhaitent plus de sévérité à l’égard des récidivistes. 70 % des sondés estiment que la justice française est « trop indulgente » vis à vis des récidivistes. Si les sympathisants de droite sont nombreux à se prononcer ainsi, 66 % issus du PS et de l’extrême gauche partagent également cette position. Quant aux moins de 30 ans, on notera qu’ils sont 76 % à réclamer une loi plus contraignante. Enfin, 84 % des sondés sont favorables à la perpétuité pour les criminels sexuels les plus dangereux. Un sondage réalisé avant l’affaire DSK…
Le député radical Yves Jégo a présenté jeudi matin à l’Assemblée nationale la « Marque France ». Son but, je cite : « Inverser les grandes tendances de la mondialisation », comme « les délocalisations ». Pour l’ancien secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, je cite encore : « Le consommateur a le droit à l’information sur les produits qu’il achète (…) La transparence, la traçabilité, la proximité [sont] les trois critères qui vont guider le consommateur du XXIe siècle ». Première traçabilité que l’on peut suggérer à M. Jégo : la viande halal…

Le Conseil général des Hauts-de-Seine présidé par Patrick Devedjian (photo) débourse 4,6 millions d’euros pour changer l’identité visuelle du département. Le contribuable sera heureux d’apprendre que ce changement a été décidé à la suite d’un sondage montrant que l’ancien logo n’était pas perçu comme un signe institutionnel mais comme une simple délimitation d’un territoire.
Treize millions d’euros : c’est la somme saisie sur des comptes au Luxembourg et en Suisse liés à des sociétés contrôlées par Alexandre Guérini. Alexandre (photo) est le frère de Jean-Noël Guérini, l’actuel président socialiste du conseil régional des Bouches-du-Rhône. Les fonds de ces sociétés basées à l’étranger proviendraient d’argent détourné de marchés publics dans les Bouches-du-Rhône. Cette vaste affaire de corruption, de blanchiment et d’évasion fiscale est mise au jour peu à peu, et les pistes s’orientent désormais vers des comptes situés notamment en Espagne, en Angleterre et en Israël.
Le procureur général de l’Etat de New-York vient de décider l’ouverture d’une enquête auprès de trois établissements financiers de Wall Street. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de Bank of America, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Ces institutions auraient revendu avec profit des titres de crédits accordés aux logements en accession à la propriété pour des particuliers aux revenus faibles. Ainsi, alors que la crise des « subprimes » coulait de nombreuses banques et forçait le gouvernement américain à injecter des centaines de milliards de dollars pour éviter un effondrement de l’ensemble du système bancaire, Bank of America, Goldman Sachs et Morgan Stanley auraient au contraire gagné énormément d’argent grâce à un habile jeu de Monopoly. C’est en tout cas ce que soupçonne le procureur new yorkais Eric Schneidermann qui vient de convoquer les dirigeants de ces trois banques dans son bureau. Une nouvelle fois accusé, le capitalisme financier, totalement déconnecté du monde sain de l’entreprise, le gros argent prédateur qui s’investit sans aucun souci de la satisfaction des besoins économiques des peuples. Finalement, une conception de la finance qu’incarnait à la perfection le mondialiste et cosmopolite Dominique Strauss-Kahn.
Les ministres des Finances européens se sont mis d’accord sur le nom du futur patron de l’euro : Mario Draghi. Surnommé super Mario, ce gouverneur de la banque d’Italie a tout pour plaire à la grande finance internationale. Il a un diplôme américain, a travaillé à la banque mondiale, a participé à la rédaction du traité de Maastricht et organisé des privatisations massives, a été vice-président pour l’Europe par la sulfureuse banque d’affaires américaine Goldman Sachs. Mais il nie avoir aidé la Grèce à mentir sur ses comptes. En 2006, il est gouverneur de la banque d’Italie, puis président du Conseil de stabilité financière des pays de la zone euro. Quoiqu’Italien, c’est un partisan d’un euro fort. On le dit « plus Allemand que les Allemands », ce qui lui vaut le soutien d’Angela Merkel. Il n’est pas sûr que l’industrie et les peuples européens aient des raisons de se réjouir de cette nomination.
Les parlementaires pakistanais condamnent l’opération présentée par les Américains comme ayant abouti à la mort de Ben Laden. Ils demandent une révision des accords bilatéraux qui lient le Pakistan aux Etats-Unis et invitent leur gouvernement à couper les lignes d’approvisionnement des Américains pour l’Afghanistan. Le Pakistan songe également à prendre ses distances avec les Etats-Unis pour se tourner désormais vers la Chine.
Confronté à une vague de contestation sans précédent, le régime syrien accuse les pillards et les groupes armés soutenus par les islamistes et des puissances étrangères d’être responsables des violences qui ensanglantent le pays. Bachar el-Assad (photo) a néanmoins envoyé quelques signes d’apaisement en chargeant une commission de rédiger une nouvelle loi électorale, je cite : « conforme aux critères internationaux », une exigence des opposants. Les Etats-Unis et leurs vassaux européens envisagent de nouvelles sanctions contre Damas en utilisant la ficelle habituelle d’un charnier qui aurait été découvert à Deraa. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie, a mis en garde les Etats-Unis contre une intervention étrangère en Syrie et appelle l’opposition syrienne à ne pas répéter le « scénario libyen ». La Russie confirme ainsi son soutien au régime de Bachar el-Assad.
La police antiterroriste italienne vient de démanteler un vaste réseau islamique. Quarante mandats de perquisition ont été exécutés jeudi à l’encontre de Pakistanais résidant en Italie, accusés d’appartenir à une organisation criminelle spécialisée dans le trafic d’héroïne, l’immigration clandestine et la fabrication de faux papiers. Il s’agit, selon une note du Parquet de Naples qui a coordonné les opérations, je cite : « d’une organisation criminelle à base ethnique ». Les enquêteurs ont en outre mis au jour des contacts réguliers entre les communautés pakistanaises établies en Italie et celles d’Espagne et de Grande-Bretagne pour favoriser l’entrée de clandestins venant du Pakistan
« Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu’en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c’est important. Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains avoir beaucoup de vacances et d’autres très peu ». Ainsi s’est exprimé Angela Merkel (photo) mardi à Berlin. Des propos évidemment mal accueillis par les pays ainsi désignés à la vindicte, mais en phase avec une opinion publique allemande, de plus en plus exaspérée d’être la vache à lait chargée d’abonder les budgets sans cesse déficitaires des pays de l’Europe du sud.