(Source: LePoint) Le jeune Loïc Roperh, 24 ans, célibataire, sapeur de 1ère classe au 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs), a trouvé la mort mardi matin au cours de l’opération Colmar du Battlegroup Richelieu, dans l’explosion d’un engin explosif improvisé, en Afghanistan, dans la vallée de Tagab.
Conformément aux usages, l’annonce de ce décès a été faite par un communiqué de l’Élysée. Ce soldat est le 57e militaire français mort en Afghanistan depuis le début de l’intervention française dans ce pays en 2001. Les circonstances dans lesquelles ce jeune homme a trouvé la mort illustrent les conditions dans lesquelles oeuvrent les sapeurs des DOIP (détachements d’ouverture d’itinéraires piégés). Ils agissent au profit des autres troupes pour “reconnaître” des axes routiers ou des pistes. Après avoir cruellement manqué de matériels adaptés et subi des pertes significatives, ces unités très exposées ont finalement reçu des engins adaptés : Buffalo, le Souvim, et l’Aravis. Le problème, c’est que les fouilles aux abords des axes doivent se faire à pied, comme cela s’est produit ce matin sur l’axe Neptune, une piste à l’est de la MSR (Main Supply Road) Vermont. Loïc Roperh s’était engagé pour trois ans en mars 2009. Il se trouvait en Afghanistan depuis cinq semaines seulement, au sein de la section protection-dépollution du DOIP.