[Interview] Arnaud Gouillon, candidat à la Présidentielle 2012 : “Identité, démocratie et localisme”

01/05/2011 – 12h00 GUERLESQUIN
(NOVOpress Breizh) – Arrivant de Grenoble d’où il était parti le matin, Arnaud Gouillon, 25 ans, candidat du Bloc Identitaire à la Présidentielle 2012, était à Guerlesquin (Finistère) hier après-midi, invité par l’association Ti-Breizh qui fêtait son 2ème anniversaire. NOVOpress Breizh l’a interrogé.

Arnaud Gouillon, qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Originaire des montagnes grenobloises je suis le benjamin d’une famille de trois enfants. J’ai 25 ans. Mon activité militante a commencé lors de la création des Identitaires en 2003. J’étais alors responsable de la section de jeunes identitaires de Grenoble. Grâce à la formation reçue lors des camps identitaires (qui ont lieu chaque année depuis 2003) je suis devenu l’un des responsables des groupes de jeunes identitaires au niveau national. Parallèlement à cet engagement politique, j’ai fondé une association humanitaire d’aide aux populations serbes du Kosovo qui vivent une véritable épuration de la part de la majorité albano-musulmane, et ce dans un silence insupportable.

En 2010 je suis devenu membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire (l’instance dirigeante des Identitaires) puis candidat identitaire à l’élection présidentielle de 2012.

Vous représentez le Bloc Identitaire pour l’élection présidentielle de 2012, quels sont les thèmes principaux que vous voulez défendre?

Identité, démocratie et localisme sont les trois thèmes majeurs de ma campagne.

Nous souhaitons préserver et promouvoir nos identités locales, régionales, françaises et européennes face à un phénomène de déculturation issu de la mondialisation et une dynamique d’acculturation conséquence de l’immigration extra européenne massive.

Pour relever cet immense défi nous pensons que la démocratie directe est le meilleur moyen de redonner au peuple le pouvoir de décider de son avenir. Le référendum à l’initiative des citoyens permet de sortir de l’orbite des hautes sphères politiques déconnectées du réel et favorise la votation de lois en adéquation avec l’aspiration identitaire des peuples d’Europe.

Le localisme consiste à relocaliser les activités économiques et humaines. Il s’agit de privilégier le local face au global, tout en maintenant une zone d’échange européenne harmonisée. En effet, au moment où les civilisations se dessinent sur toute la surface du globe, nous devons faire vivre cette Europe de la puissance, garante de nos libertés locales et nationales.

Ces trois grands thèmes je souhaite les porter au plus haut niveau pour 2012 car ils répondent au défi identitaire de ce 21ème siècle !

Au fond qu’est-ce qui vous différencie de Marine Le Pen et qui justifie cette candidature?

Soit vous n’avez pas lu mon programme, soit vous n’avez pas lu le sien ! (rire)

Soyons concis : ce qui justifie cette candidature c’est la cohérence identitaire que nous incarnons et que nous sommes les seuls à porter. Nous souhaitons que nos idées et nos méthodes d’actions soient connues par tous les Français. L’élection présidentielle est le meilleur moyen d’y parvenir.

En ce qui concerne les idées, contrairement à tous les partis en lice pour l’élection présidentielle (FN inclus) nous ne pensons pas que l’assimilation soit la solution aux problèmes posés par l’immigration. L’assimilation est un échec sans appel et définitif, le rouleau compresseur républicain de la droite ou les initiatives sociales de la gauche n’y pourront rien. Pour les identitaires, la défense des Français de souche européenne est notre priorité. Pour cela nous préconisons un retour au pays de la majorité des étrangers extra-européens couplé à une discrimination positive pour les autochtones que nous sommes. C’est aujourd’hui le seul moyen de retrouver des relations apaisées entre peuples qui ne veulent pas vivre ensemble.

Au sujet de Marine Le Pen, un point de différenciation intéressant, et important pour les Bretons, est celui de notre engagement pour la promotion de nos identités régionales. C’est pour les identitaires une véritable richesse qui nous renforce et non un facteur de division.

Justement, ici en Bretagne et dans cette maison de l’identité, sur le plan de l’organisation administrative et de la politique culturelle, pouvez-vous préciser vos positions en particulier pour l’enseignement de langue bretonne?

Les régions, les pays, les terroirs, sont l’âme et le cœur de la France. Le centralisme (développé à travers l’absolutisme royal, puis décuplé avec l’idéologie jacobine) a, peu à peu, coupé la France de ses racines profondes, tout comme il a détaché le citoyen de ses liens naturels. Le citoyen français indifférencié de la Révolution française est la matrice du citoyen du monde dont on voudrait aujourd’hui qu’il soit la norme.

Pour que les identités locales puissent vivre, il faut qu’elles bénéficient des libertés locales qui leur ont été confisquées par le centralisme.

Pour achever la décentralisation et rompre avec la logique jacobine, les Identitaires proposent donc :

- L’inscription dans la constitution de l’importance des régions historiques, et du respect de leur identité et leurs libertés. Dans cette perspective la Loire-Atlantique doit être réunie à la Bretagne.

- La rédaction d’une Charte des droits fondamentaux des peuples de France.

- Une modification profonde de la forme et de l’esprit de nos institutions, pour aller vers une République fédérale des régions de France.

- La transformation du Sénat en une chambre des régions.

- L’élargissement progressif des compétences des régions, notamment en matière d’éducation et de justice.

Dans ce dernier point nous incluons bien sûr l’enseignement des langues régionales qui doit être encouragé, en Bretagne notamment à travers les écoles Diwan.

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://breizh.novopress.info/]

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