Vidéosurveillance : la CNIL, dindon de la LOPPSI

29/04/11 – 23h40
PARIS (NOVOpress) –
Dans un communiqué daté du 26 avril, la Commission nationale informatique et libertés se réjouit de disposer dorénavant « d’un pouvoir de contrôle de tous les dispositifs de vidéoprotection installés sur le territoire national, y compris ceux qui sont installés sur la voie publique [ainsi que de pouvoir] proposer au préfet d’ordonner des mesures de suspension ou de suppression du système contrôlé ».

Ce que la CNIL oublie de préciser, c’est que la loi LOPPSI, le nouveau cadre légal pour tout ce qui touche les questions de sécurité intérieure, lui a fait perdre son pouvoir de sanction. Elle ne peut même pas prononcer un avertissement public contre les contrevenants : la CNIL devra s’en remettre à la bonne volonté des préfets.

Une “victoire” néanmoins pour Alex Türk, son président, qui a voté la loi LOPPSI : il a convaincu ses collègues sénateurs de substituer au terme de « vidéosurveillance » celui, politiquement correct, de « vidéoprotection », qui devrait rendre plus facile l’installation de systèmes de vidéosurveillance par les maires « de gauche ».


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