19/04/2011 – 23h50
RENNES (NOVOpress Breizh) – Dans un communiqué publié samedi dernier par l’Agence Bretagne Presse, l’association SOS Racisme 35 a apporté son soutien à Tri Martolod, la brasserie concarnoise qui avait annoncé, avant de se raviser, qu’elle ne vendrait pas sa bière à certains clients « pour des raisons politiques ». Un soutien pour le moins curieux de la part d’une association dont le fonds de commerce, inscrit dans ses statuts, est la lutte contre « toutes les formes de discrimination ».
« SOS Racisme 35 tient à exprimer son soutient (sic) à la Brasserie Tri Martelod pour leur décision de ne plus livrer l’association « Ti-Breizh ». Si cette dernière décide de porter plainte à l’encontre de la brasserie, SOS Racisme Ille et vilaine apportera tout son soutient (resic) juridique pour défendre cet acte républicain ». Pour la ligue de vertu antiraciste d’Ille-et-Vilaine, un refus de vente pour motif politique ne serait donc pas, dans certains cas du moins, un délit, mais un acte « hautement républicain ».
En effet, selon elle, « l’association « Ti-Breizh », dont le gérant est aussi le responsable du groupe « Jeunes Bretagne », fait parti (sic)du mouvement identitaire… Les idées portées par ce groupe sont avant tout islamophobes comme en témoigne (resic) les actions menées dernièrement par « Jeunes Bretagne ». En effet, ces derniers sont allés vider un rayon Hallal (sic) d’un supermarché pour y mettre du porc à la place, le tout déguisés en cochon! ».
S’opposer à la généralisation de l’abattage halal (avec un seul l, ndlr.) comme Brigitte Bardot et bien d’autres ou demander – comme cinquante députés l’ont fait récemment – la traçabilité de la viande constituerait une preuve « d’islamophobie », et donc de « racisme ». Et se déguiser en cochon (!) serait à coup sûr une circonstance aggravante justifiant amplement un refus de vente. Comme le fait remarquer un avocat du barreau de Rennes : « Etonnant pour une association qui pratique assidûment le testing dans les boîtes de nuit rennaises. Y aurait-il de bons et de mauvais refus de vente ? »

Pour Dominique Sopo, la République ne saurait être que métissée
L’association n’en est d’ailleurs pas, sur la question de l’Islam, à une contradiction près. En 2007, son président, Dominique Sopo, qui était l’un des témoins au « procès des caricatures » intenté contre Charlie Hebdo par plusieurs organisations religieuses, avait en effet pris la défense de la publication des caricatures de Mahomet au nom de la liberté d’expression et du droit au blasphème. « Droit au blasphème » qui ne saurait semble-t-il concerner les rayons halal de la grande distribution.
Créée en 1984 par des membres du PS, SOS Racisme a connu selon ses propres termes « des hauts et des bas ». Son premier porte parole, Harlem Désir, actuellement député européen et secrétaire national du PS, avait été condamné en décembre 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux pour avoir occupé pendant un an, alors qu’il était président de SOS Racisme, un emploi fictif. Le même avait également bénéficié, en 1992 d’une mesure d’amnistie concernant une dette de 80 000 francs au Trésor Public pour des amendes impayées de stationnement. Une faveur de François Mitterrand.
SOS Racisme vit pour l’essentiel, depuis son origine, des subventions qui lui sont accordées par les pouvoirs publics. Selon les comptes de l’association publiés au Journal Officiel, en 2009 sur un budget total officiel de 904 596 euros, 579 000 euros provenaient de financements publics – c’est-à-dire des contribuables -, soit la bagatelle de 64%.
Ainsi le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) et l’ Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ) auront versé 348 000 euros ; le ministère de l’Éducation nationale, 80 000 euros ; le ministère de la Jeunesse et des Sports, 46 000 euros ; la Ville de Paris, 40 000 euros ; le Conseil régional d’Île-de-France, 35 000 euros ; le Conseil du développement de la vie associative (CDVA), géré par le Haut Commissariat à la Jeunesse, 30 000 euros.
Ces subventions sont complétées par des dons émanant de riches personnalités comme Pierre Bergé, fondateur de Saint Laurent Rive gauche (100 000 euros) ou la fondation américaine Ford (72 724 euros). Quant aux cotisations, d’un montant total de 18 669 euros, elles ne représentaient que 2% des recettes. A ces sommes, qui ne concernent que le budget national, il faut bien entendu ajouter les très nombreuses aides publiques allouées chaque année aux sections locales de l’association.
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