7/4/2011 – 14h40
PARIS (NOVOPress) - Les français laissés pour-compte dans les banlieues où sévissent les bandes ethniques ne semblent plus être les seuls à être confrontés à l’insécurité.
Des catégories sociales jugées plus aisées subissent désormais de plein fouet les conséquences de ce fléau. C’est ce que rapporte l’Observatoire pour la sécurité des médecins qui recense 920 incidents violents à l’encontre de médecins pour la seule année 2010, soit quasiment le double de l’année 2009 qui avait enregistré 512 incidents. Et encore s’agit-il là seulement des agressions déclarées par les médecins, le nombre total étant surement plus important.
Ces violences prennent « la forme d’agressions verbales et de menaces et concernent surtout les médecins exerçant en centre-ville et/ou en banlieue ».
Le développement de cette violence a suscité l’inquiétude légitime du Conseil national de l’Ordre des médecins qui réclame « le renforcement des relations avec les services de police et de gendarmerie : mise en place de référents départementaux, ligne téléphonique directe avec le secrétariat d’État-major ou encore système de géolocalisation pendant les gardes » comme le mentionne le Le Quotidien du Médecin dans ses éditions du 29 et 30 mars derniers.
Face à cette recrudescence d’agressions, les sept ordres de professionnels de santé, les syndicats et les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice se sont réunis en vue de la signature prochaine d’un protocole sur le sujet. L’objectif était d’interpeller les Ministères de la Santé et de l’Intérieur « sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures afin de garantir la sécurité des médecins libéraux » comme le souligne la Confédération des Syndicats Médicaux Français.
Il s’agit pour le gouvernement de donner un signe fort en direction des médecins à l’aube des présidentielles de 2012. Le socialiste Dominique Strauss-Kahn devance en effet Nicolas Sarkozy au 1er tour de l’élection présidentielle dans les intentions de vote des médecins libéraux, électorat traditionnellement ancré à droite, selon un sondage IFOP publié il y a quelques jours dans le Quotidien du Médecin.
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