
Statue de Garibaldi à Civitavecchia
5/4/2011 – 18h50
CIVITAVECCHIA (NOVOPress) : Le navire Clodia et son millier de clandestins, annoncés pour Tarente, puis pour Caserte, débarqueront finalement au port de Civitavecchia, à côté de Rome. 640 clandestins seront accueillis à Civitavecchia même, à la caserne De Carolis. Ouvriers et techniciens, sous les ordres de la municipalité, travaillent d’arrache-pied depuis ce matin pour que tout soit prêt à leur arrivée : tout-à-l’égoût, électricité, mobilier… Les équipes du nettoyage municipal s’activent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment.
Dès leur arrivée, les clandestins seront soumis à une reconnaissance photographique pour vérifier s’il s’agit de Tunisiens ou de Libyens. Dans le premier cas, ils obtiendront un permis de séjour temporaire, dans le second cas le statut de réfugiés.
Le maire de Rome, Gianni Alemanno, a fait une déclaration : « J’ai parlé au préfet ce matin. Il m’a garanti que les immigrés qui arriveront à Civitavecchia ne sortiront pas de la caserne, d’où ils seront répartis vers le centre et le nord. Rome, du moins d’après l’engagement formel du gouvernement, ne sera pas concernée par la présence de ces immigrés clandestins ou irréguliers. » Le maire a par ailleurs déclaré inadmissibles « les évasions en masse, comme cela s’est passé à Manduria, qui risquent de mettre en pièces 10 ans de politiques de contrôle des flux migratoires ».

Le pape Clément XIII.
L’évêque de Civitavecchia, Mgr Luigi Marrucci, s’est en revanche montré enthousiaste. Les clandestins, a-t-il assuré, « seront accueillis à bras ouverts. Les villes maritimes sont historiquement les plus prédisposées à ouvrir leur cœur à qui arrive de loin. Je suis certain que Civitavecchia ne fera pas exception et qu’il n’y aura aucune difficulté ».
Les historiens se rappelleront les événements de 1767. Le roi Charles III d’Espagne ayant expulsé les Jésuites de ses Etats, près de 600 religieux espagnols furent chargés dans des bateaux à destination de Civitavecchia pour être transportés dans les États pontificaux. Le pape Clément XIII, qui ne voulait pas accueillir ces réfugiés, fit tirer au canon sur les bateaux pour les empêcher de débarquer, les obligeant à se replier finalement sur la Corse.
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