Gilles Boudourleix, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et député-maire de Cholet (Maine-et-Loire), vient d’accorder un entretien à Nouvelles de France. En voici un extrait.
Pensez-vous que l’UMP saura tirer les conséquences [des élections cantonales] ?
L’UMP doit comprendre que ça n’est pas faire le jeu du FN que de mettre le doigt sur les problèmes des Français. Ce qui amène des voix au FN, c’est de ne faire qu’en parler. Alors que la rupture est de plus en plus forte entre l’establishment et les Français, nous devons résoudre les vrais problèmes des Français. Je pense à l’immigration par exemple. On ne peut plus continuer comme ça ! L’immigration politique, je ne suis pas contre. L’immigration économique ? Avec notre taux de chômage, ça n’est plus possible. Quant à l’immigration sociale, il faut y mettre un terme pour résorber nos déficits. Ces gens viennent sur notre territoire pour bénéficier de notre protection sociale avec la complicité de notre administration : on trouve sur les sites du gouvernement toute la liste des aides sociales ! C’est d’un protectionnisme migratoire que la France a besoin !
Les récents événements en Afrique du Nord font craindre à certains un tsunami migratoire…
J’ai, comme beaucoup de Français, le sentiment qu’on ne maîtrise plus rien. Il faudra qu’on m’explique pourquoi des Tunisiens cherchent à venir en Italie et en France alors que, paraît-il, la démocratie et la liberté s’y sont imposées. En fait, ces personnes viennent en France parce qu’elles savent qu’elles auront le droit à toutes les protections du monde dont la retraite même si elles n’ont pas travaillé (donc cotisé) une heure de leur vie chez nous. Je milite pour la fermeture de nos frontières, ce qui ne signifie pas se fermer à l’autre ou aux différentes cultures. Mais il faut de la fermeté !
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