Les indicateurs de police prospèrent à l’extrême gauche

Attention ! Policiers et mal-pensants, vous êtes surveillés ! Depuis quelques mois, des éléments d’extrême gauche ont en effet décidé de passer à la vitesse supérieure en dénonçant aux médias et aux autorités judicaires les policiers, militants, manifestants ou simples sympathisants du politiquement incorrect présents sur les réseaux sociaux d’Internet. Ou comment l’extrême gauche, en parfait « idiot utile » du système, réalise le rêve… du mondialiste Jacques Attali.

Dans son essai Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2009), Jacques Attali écrit que dans un futur proche, la notion de vie privée telle que nous la connaissons encore aujourd’hui aura disparu. Les citoyens de l’« hyper-empire » capitaliste et nomade seront dès lors tous des « auto-surveillants ». Selon le conseiller de François Mitterrand puis de Nicolas Sarkozy, cette marche vers une « autosurveillance » générale qui se fera grâce à l’évolution des technologies, où « chacun se surveillera en fonction de normes qui lui seront imposées », sera le fait, non pas d’un « Big Brother » omniscient, mais plutôt d’une multiplicité de « small Big Brothers ». Chacun surveillera donc ses voisins et collègues afin de savoir si leurs agissements ne vont pas à l’encontre des intérêts de l’« hyper-empire ».

Malheur aux sceptiques de la mondialisation et des avancées technologiques pour qui les notions de frontières, de souveraineté ou d’enracinement ne sont pas des gros mots… Or les « Small Big Brothers » vous surveillent déjà, et ce sont les petits-enfants de Jacques Attali, issus de l’extrême gauche, qui s’en chargent avec zèle. Les réseaux sociaux comme Facebook et Internet en général sont devenus les terrains de traque des « mal-pensants » ou de ceux qui sont soupçonnés de l’être et qui n’ont, manifestement, pas le droit d’exprimer leurs opinions – voire de rester en liberté !

Le « copwatching », une pratique importée des Etats-Unis

Les premiers sur la liste, paradoxalement, sont les policiers et notamment ceux des Brigades anti-criminalité (BAC). On ne compte plus les photos avec l’état civil de membres des forces de l’ordre diffusées par des sites de la toile comme Indymedia afin de dénoncer les collusions entre la police et « l’extrême droite ». Un Comité de Malveillance Opaque s’est d’ailleurs targué, il y a quelques mois, de surveiller et de « décrypter les Facebook et forums de policiers nationaux » avec « une très grande facilité ». Un gardien de la paix parisien en a récemment fait les frais. Affecté à une unité anti-émeutes – dont un « flic qui tape » ! –, il a été dénoncé comme lié à un « groupe néo-nazi » du nord de la France. Dénonciation d’autant plus odieuse que l’organisation en question n’a rien de nazi, ni « néo » ni « archéo » !

Cette surveillance et ce fichage sont des dérivés d’un concept, le « copwatching », pratiqué depuis des années outre-Atlantique. L’idée de départ – que l’on qualifierait de très « citoyenne» en France… – était de « surveiller » collectivement et de manière visible « les comportements violents (ou racistes) de la police ». Etant entendu que le « racisme » est tenu pour la cause principale des comportements « violents » des forces de l’ordre… Des sites internet comme Raid-H, Résistons ensemble ou Que fait la police essaient donc d’importer en France cette pratique mise en place par les Black Panthers pour éviter que ne se multiplient les « bavures policières ».

De la recension à la délation, il n’y a qu’un pas que certains franchissent allégrement. Le site collaboratif Indymedia et ses antennes locales parisienne et lilloise, mais aussi le Jura Libertaire ou 11sept2010, sont dans le collimateur du ministère de l’Intérieur et des syndicats policiers pour avoir diffusé publiquement des données personnelles de policiers. Et, comble du comble pour ces libertaires qui ne sont pas à une contradiction près, des activistes lillois appellent désormais les « individus de chaque ville de ce pays à se réunir afin de créer des bases de données sécurisées simples, efficaces et compréhensibles comportant photos, identités et affectations des policiers afin de les identifier » ! A croire que les policiers seront bientôt mieux fichés par leurs opposants que l’inverse ! Il est vrai que le « flic », pour ces gens-là, c’est le Mal absolu. Le Jura libertaire, par exemple, si prompt à balancer des infos sur les policiers, relaye en même temps les appels à la « libération immédiate » des terroristes d’Action directe encore incarcérés…

Votre voisin est « fasciste », vous le saviez ?

Dans ce système « d’autosurveillance » d’extrême gauche, il y a bien une catégorie de population à l’égard de laquelle tous les coups sont permis : ce sont les vrais opposants à la mondialisation, c’est-à-dire les nationalistes. Tous sont mis dans le même sac et tous peuvent subir le même traitement : divulgation d’adresses et de photos, vols de données bancaires ou délation aux autorités judicaires. Et il ne faut pas compter sur les médias nationaux ou régionaux pour faire le tri : certains relaient complaisamment les dossiers préparés avec minutie par des militants d’extrême gauche se réclamant de « l’antifascisme radical », et dont on se demande, au vu des informations fournies, s’ils ne sont pas en train de rattraper d’avoir raté leur vocation d’indicateurs de police !

Trois affaires sont emblématiques de la nouvelle méthode employée par les « small Big Brothers » : le piratage de sites internet et la divulgation des données personnelles. La marque de vêtement des nationalistes allemands Thor Steinar, le parti politique britannique British Nationalist Party (BNP) ou l’English Defense League (EDL), organisation qui lutte contre l’islamisation galopante en Angleterre, ont vu la liste de leurs clients ou de leurs membres publiée sur le net ! Dans certaines villes anglaises, des militants antifascistes se sont même chargés d’informer par des tracts et des affiches les habitants que certains de leurs voisins… étaient des « fascistes » du BNP ! Quant à Thor Steinar, certains se sont empressés de faire remarquer, après étude minutieuse de son fichier clients, une surreprésentation de militaires du 2e REP (Légion étrangère) basés à Calvi. Finalement, Maxime Le Forestier faisait preuve de mansuétude en chantant « C’est pas de ta faute si t’es fasciste » il y a 40 ans ; aujourd’hui, le « présumé facho » en treillis est réputé responsable, et coupable.

A une moindre échelle, l’implantation dans l’agglomération lyonnaise d’un local tenu par le groupe nationaliste […]

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