3/4/2011 – 18h02
PARIS (NOVOPress) : Nora Berra, secrétaire d’Etat à la Santé, prenant la parole devant le Sénat lors du débat de la loi bioéthique concernant le don d’organe a déclaré : « La loi ne discrimine personne mais prend en compte les données épidémiologiques, selon lesquelles par exemple l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH, donc une contre-indication de don. »
Jean-Luc Romero, élu UMP d’Ile-de-France et homosexuel déclaré, a dénoncé vivement dimanche ces propos, déclarant : « Pour Nora Berra, “homosexualité est un facteur de risque pour le VIH“. Ne sait-elle pas que ce sont les comportements qui sont à risque ? Chez les hétéros comme chez les homos ! C’est grave ce genre de propos pour un médecin. »
Rappelons que le Dr Caroline Semaille, responsable de l’unité VIH-Sida à l’Institut national de veille sanitaire (INVS) et co-auteur d’une étude sur le sujet, affirmait : « Si les gays sont les plus concernés, c’est parce qu’ils prennent plus de risques que les autres en ayant des rapports non protégés, d’autant qu’ils ont en général plus de partenaires. Et parce qu’en elle-même, la pratique sexuelle des homosexuels hommes est plus contaminante que celle des hétéros. »
Ce qui explique pourquoi, selon cette étude officielle de l’INVS, 1 % des homosexuels masculins a ainsi contracté le VIH en 2008, contre 0,009 % des hétérosexuels.
D’autre part ce travail trouve que la présence du virus du Sida est 200 fois plus fréquente chez les homosexuels que chez les hétérosexuels.
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