Un journaliste condamné pour délit d’opinion, par Tarick Dali

Eric Zemmour vient d’écoper de 2 000 euros d’amende avec sursis pour provocation à la haine raciale. Il a, en outre, été condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts aux professionnels de la police de la pensée qui trouvent là le moyen de renflouer leurs caisses. On ne voit vraiment pas où est le dommage qu’ils auraient pu subir et qui mériterait une indemnisation. Mais les cotisations des adhérents de ces officines qui bafouent chaque jour la liberté d’expression sont squelettiques et les subventions généreusement extorquées aux contribuables sont insuffisantes à leur assurer leur travail de censeur.

Loin de nous pourtant l’idée de blâmer les juges ni même de commenter et a fortiori, de critiquer une décision de justice : les juges ont pour métier d’appliquer les lois. Or, depuis la scélérate loi Gayssot de 1988, la liberté d’expression ne cesse de reculer, loi après loi en France, et quand la loi ne s’en mêle pas, les censeurs la devancent. On se rappelle les huées qui avaient salué des propos du défunt Georges Frêche à propos de Laurent Fabius. Benoît Hamon vient d’emboîter le pas de ces censeurs en accusant ni plus ni moins Christian Jacob d’être antisémite au motif qu’il avait qualifié Strauss-Kahn de bobo !

Eric Zemmour vient d’être condamné pour avoir dit que les prisons françaises n’étaient guère plus peuplées de pétrocoriens que de livoniens, de moraves, de séminoles, de seldjouks ou de mandchous. S’agit-il d’une banale lapalissade que le quidam peut constater chaque jour ? Peu importe, la loi lui interdit de le dire. C’est la démocratie française en 2011.

Tarick Dali est membre du bureau dirigeant de La Droite libre

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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