16/02/2011 – 18h00
PARIS (NOVOpress) – Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé aujourd’hui un régime de semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, l’ancien chef du groupuscule terroriste d’extrême gauche Action directe. Cette décision prendra effet à partir du 7 mars prochain, à moins que le parquet de Paris ne fasse appel de cette décision.
Jean-Marc Rouillan a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du général René Audran, en 1985, et pour celui du p-dg de Renault, Georges Besse, en 1986. En 2007, il avait déjà bénéficié d’une mesure de semi-liberté. Elle avait été révoquée en octobre 2008 car, dans une interview accordée au magazine L’Express, le gauchiste déclarait qu’il ne « crachait » pas sur ses actions terroristes. Or, il n’avait pas le droit d’évoquer publiquement les faits pour lesquels il avait été condamné pendant sa période de semi-liberté.
Début mars, Jean-Marc Rouillan devrait travailler pour les éditions Agone, dont la ligne éditoriale s’avère « soucieuse des luttes de notre présent, soumise aux exigences du savoir et appuyée sur un mode d’organisation auto-gestionnaire ». Le site internet vend un « dossier noir » sur l’armée française en Afrique (), mais aussi la revue Agone qui consacre un numéro à « l’invention de l’immigration ». Un gauchisme à la sauce 2011 qui doit toujours faire saliver Jean-Marc Rouillan qui, dans son entretien à L’Express, se disait toujours communiste et séduit par Olivier Besancenot, qu’il avait rencontré, et par son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
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