15/02/2011 – 12h45
MEXICO (NOVOpress) – Nicolas Sarkozy a déclenché une grave crise diplomatique entre la France et le Mexique. Le président de la République française a reçu hier les parents de Florence Cassez, incarcérée au Mexique pour 60 ans. A l’issue de cette rencontre, le chef de l’Etat a de nouveau exigé le rapatriement de cette Française de 36 ans condamnée pour complicité d’enlèvement et de séquestration. Une ingérence qui devrait priver l’hôte de l’Elysée de nouvelles vacances luxueuses sur place comme en 2009.
La réaction du Mexique ne s’est pas fait attendre. Son gouvernement a annoncé son retrait de l’organisation de l’année du Mexique en France. Le ministère mexicain des Affaires étrangères estime qu’il « est vraiment surprenant qu’un chef d’Etat prenne une décision de politique extérieure affectant les liens entre deux peuples et deux gouvernements en consultant une personne condamnée par la justice mexicaine pour des délits de nature particulièrement grave ». Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Lourdes Aranda a ajouté : « Nous avions été invités à un événement culturel et cela devient un hommage à une ravisseuse. »
Les dirigeants mexicains sont en phase avec leur peuple, outré que Nicolas Sarkozy ne respecte pas la séparation des pouvoirs (justice/politique) dans leur pays. Le procès de Florence Cassez a démontré sa culpabilité l’année dernière, tandis que le dernier recours de la jeune femme a été rejeté la semaine dernière par la justice mexicaine. Nicolas Sarkozy a l’art de se mettre à dos les magistrats. En France, comme au Mexique.
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