(Source: 20Minutes) Les pneus brûlés au sud et au nord du Liban ont fait tache d’huile lundi dans la soirée à Beyrouth. La communauté sunnite, très présente dans les grandes villes de Saïda et de Tripoli, ainsi que dans la capitale libanaise, a vu rouge avec la victoire annoncée de l’opposition parlementaire menée par le Hezbollah dans le choix du futur Premier ministre.
Le 12 janvier dernier, la démission des ministres du Hezbollah et de ses alliés avait provoqué la chute du gouvernement dirigé par Saad Hariri, pour protester contre le Tribunal spécial pour le Liban chargé de faire la lumière sur l’assassinat, le 14 février 2005, du père de Saad, Rafic Hariri.
Des fuites persistantes autour de l’acte d’accusation mettent en cause des membres du Parti de Dieu. Vendredi dernier, le revirement du druze Walid Joumblatt a fait pencher la balance en faveur de l’opposition dite «du 8-Mars», celui-ci tournant le dos à la majorité dite du «14-Mars» en se rangeant «derrière la Résistance et la Syrie» pour préserver la paix civile.