13/1/2011 – 19h00
NOTTINGHAM (NOVOPress) : Un représentant du culte musulman est accusé d’avoir violé un garçon de 12 ans qui se rendait à la mosquée pour des cours de religion. Mohammed Hanif Khan (photo), âgé de 42 ans, aurait agressé sexuellement le garçon dans la mosquée de Stoke on Trent, en Angleterre, où travaillait l’imam. Il est aussi accusé de tentative de viol et d’activité sexuelle avec le cousin de la victime, âgé de 15 ans au moment des faits, alors que celui-ci avait passé une nuit chez lui.
Khan, qui est apparu devant la cour d’assises de Nottingham hier et portait un costume noir, une chemise blanche et une cravate rouge, n’a parlé que pour confirmer son nom et pour plaider non coupable aux huit accusations portées contre lui. Khan, originaire de Sheffield, est accusé de trois viols, de quatre tentatives de viols et d’activité sexuelle avec un enfant, qui auraient tous eu lieu à des dates différentes entre le 1er juillet et le 16 octobre 2009.
En ouvrant l’audience, le procureur Tariq Bin Shakoor a dit au jury composé de six hommes et de six femmes que le travail de l’imam Khan à la mosquée consistait en partie à diriger les prières et à donner une éducation islamique aux garçons qui assistaient au cours du soir à la mosquée. La cour a appris que l’accusé avait demandé au garçon avant le viol présumé : « Est-ce que tu veux ? », et quand le garçon a répondu par la négative, l’accusé a répondu : « Pour l’amour de Dieu dit oui ! »
Le procureur a ajouté qu’au cours d’entretiens avec la police en octobre 2009, le garçon de 12 ans, dont le nom ne sera pas révélé, a déclaré qu’il avait fait l’objet d’une attention particulière de Khan après la prière du soir une demi-douzaine de fois, la première fois vers le mois d’août 2009. A chaque fois les faits se sont produits à la mosquée, généralement après les prières dans la salle de prières principale, a précisé le procureur. L’accusé lui demandait de mettre son tapis de prières rouge dans une autre partie de la mosquée. Ceci se produisait lorsqu’une prière restante devait être effectuée individuellement et non avec l’assemblée des fidèles. Habituellement, l’accusé l’emmenait dans une pièce dont le mot « privé » était indiqué sur la porte. A d’autres occasions, il l’a emmené dans une salle de cours. L’accusé choisissait différents endroits dans la mosquée qui n’étaient pas couverts par les caméras de surveillance : l’un des endroits se trouvait près des poubelles du bâtiment, là où, selon la victime, les faits s’étaient produits la première fois.
C’est en octobre 2009, peu après que le jeune a parlé à ses parents de ces actes, que la famille a aussi commencé à s’inquiéter pour son cousin qui se montrait réticent à aller à la mosquée après avoir passé une nuit chez Khan. Le procureur a dit que le jeune a révélé les abus à son père en lui disant : « Papa, à la mosquée Sheikh Sahib a baissé mon pantalon. » Le jeune, maintenant âgé de 13 ans, a déclaré que les abus avaient continué pendant deux mois. Selon le procureur, le dernier abus a eu lieu le vendredi 16 octobre 2009. La cour a appris qu’après ce dernier abus, le garçon a terminé sa prière, est allé aux toilettes et s’est lavé avant de retourner en classe.
Le garçon avait dit à la police dans ses dépositions que l’accusé était considéré comme un personnage important dans la communauté musulmane. Il le voyait comme un homme puissant de haute stature. Il a dit que sa famille lui faisait confiance et que l’accusé avait de nombreux partisans qui étaient prêts à mourir pour lui. Le procureur a déclaré que l’accusé détenait le titre professionnel de Cheik Mohammed Hanif Haqqani Kareemi et bénéficiait d’un respect et d’une autorité énormes. Il avait été arrêté le 19 octobre 2009. Le procès se poursuit.
Source : The Daily Mail
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