(Source: LeMonde) D’étape en étape, la crise politique de leur pays devient, semble-t-il, aussi insoluble qu’incompréhensible pour de nombreux citoyens belges. Jeudi 6 janvier, 207 jours après les élections, une opinion incrédule a assisté à l’annonce d’un nouvel échec : Johan Vande Lanotte, le responsable socialiste flamand qui aura tenté, durant 68 jours, de rapprocher les points de vue de quatre partis néerlandophones et trois francophones sur l’avenir de l’Etat fédéral a annoncé sa démission.
M. Vande Lanotte s’est rendu au palais de Laeken pour informer le roi Albert II. Il a ensuite déclaré devant la presse qu’il n’avait pas rencontré de “volonté suffisante de commencer les négociations” dans les formations concernées. Les deux principaux partis de Flandre, la Nouvelle alliance flamande (NVA, droite indépendantiste) et le CD&V (chrétiens démocrates) avaient, en effet, des “remarques fondamentales” à formuler à l’égard du projet de réforme institutionnelle qu’il avait élaboré. Celui-ci a été contesté parce qu’il garantissait le maintien de certains droits à la forte minorité francophone vivant en territoire flamand, à la périphérie de Bruxelles. Et parce qu’il reconnaissait le statut de région à part entière à la capitale, bilingue mais majoritairement francophone.