A la maison centrale de Moulins (Allier), la liste des revendications des détenus islamistes ne cesse de s’allonger. C’est en tout cas ce qu’assure James Vergnaud, l’un des surveillants – et par ailleurs secrétaire général adjoint du syndicat Pénitentiaire Force ouvrière.
« Au début, les éléments les plus radicaux se contentaient de manger halal, de porter la djellaba et de se laisser pousser la barbe, se souvient l’intéressé, qui évalue dans son établissement à une cinquantaine le nombre de détenus intégristes sur un total de 92. Depuis quatre ou cinq ans, c’est l’escalade. Ils ne veulent plus entendre parler du prêche de l’aumônier musulman – trop modéré à leur goût – et réclament de faire des prières en cour de promenade. Leur dernière doléance nous a tous atterrés : ils refusent d’entrer en contact avec les surveillantes femmes ! »![]()
La radicalisation religieuse d’une partie des détenus musulmans inquiète les autorités. Du fait de l’incidence qu’elle peut avoir sur l’organisation de la vie carcérale, mais aussi, et surtout, à cause du risque de « djihadisation » d’une petite minorité. Certains islamistes profitent en effet de leur passage en prison pour convertir leurs codétenus et, à l’occasion, en recruter certains à la sortie de prison pour mener des actions violentes. C’est notamment le cas de […]
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