30/12/2010 – 18h15
BRASILIA (NOVOpress) – Selon plusieurs médias brésiliens, le président brésilien Lula, annoncera d’ici demain qu’il refuse d’extrader vers l’Italie Cesare Battisti, l’ancien terroriste d’extrême-gauche, où la justice l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Ce qui entraînerait sa remise en liberté. « Personne ne peut imaginer qu’un non à la demande d’extradition de Cesare Battisti serait sans conséquence », déclare le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa au Corriere della Sera aujourd’hui. « Je pense que cela serait un grand préjudice pour les relations bilatérales », constate La Russa.
En 1993, Cesare Battisti avait été condamné à la réclusion à perpétuité par contumace en Italie pour quatre meurtres et complicité de meurtres commis en 1978 et 1979. Il s’est évadé de prison en 1981 et a tranquillement vécu en France jusqu’en 2004, avant de fuir au Brésil quand la justice française a accepté son extradition. L’ex-militant du groupuscule des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), avait été arrêté à Rio en 2007. Deux ans plus tard, la Cour suprême du Brésil s’est prononcé pour son extradition vers l’Italie, mais la décision appartient en dernier ressort au président Lula.
Or, Cesare Battisti est soutenu par une partie de l’état-major du Parti des travailleurs (PT) de Lula, dont plusieurs hauts responsables lui ont rendu visite dans sa cellule, près de Brasilia (photo). En France aussi, l’ex-terroriste gauchiste bénéficie d’un véritable comité de soutien : une partie du Parti socialiste, l’extrême gauche et certains milieux littéraires, notamment l’auteur de romans policiers Fred Vargas, dénoncent la décision de l’extrader vers l’Italie. Sans compter le rôle « trouble » de Carla Bruni-Sarkozy en faveur de cette icône du gauchisme italien des années 1970.
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