Le propre de l’universel est d’être acceptable par tous les hommes quelles que soient leurs origines. La laïcité serait ainsi l’une de ses valeurs que l’humanité pourrait partager dans son ensemble, ou à défaut, que tous les humains installés en France pourraient accepter. Dans les faits on observe que les valeurs universelles de la République ne sont ni universelles ni acceptables par tous les hommes. La république doit ainsi promulguer des lois contestées pour faire respecter ses valeurs : loi sur les signes religieux, loi sur la burqa…. La transmission de ces valeurs universelles a échoué par le colonialisme hier et échoue aujourd’hui par l’intégration. La laïcité est le produit d’un moment historique (le XVIIIe siècle), d’une culture (européenne), d’une ambiance philosophique et idéologique (les Lumières), bref d’un peuple spécifique (le peuple français). Sa prétention à l’universalité est une erreur philosophique et politique contredite par les faits, et qu’il nous faut corriger.
La laïcité prise comme principe universel entraîne le relativisme religieux (« tout se vaut, tout se respecte du moment que le principe de laïcité est maintenu »). Mais ce relativisme ne peut empêcher la progression des musulmans et donc de l’Islam. Si les mosquées n’étaient pas financées par les pouvoirs publics, leur développement exponentiel en France serait-il pour autant acceptable ? Le principe universel de laïcité peut stopper l’islamisme comme revendication politique (un temps) mais ne peut en aucun cas empêcher l’islamisation comme phénomène culturel. Il nous faut donc impérativement replacer ce principe dans son contexte identitaire. La laïcité est le fruit de notre identité la plus lointaine. Dans la Grèce antique le spirituel et le politique étaient déjà séparés. Le christianisme avec saint Augustin et sa distinction des deux Cités (la Cité de l’homme et la Cité de Dieu) a approfondi cette notion.
Notre laïcité moderne a pu se développer dans une France chrétienne respectant un principe issu de notre civilisation. La laïcité n’a pu émerger que parce qu’un socle identitaire solide a permis son expression.
Pour préserver la laïcité aujourd’hui il nous faut donc protéger ce socle civilisationnel. Car sans l’identité qui a permis l’émergence de ce concept, le concept disparaitra lui aussi. La laïcité comprise comme principe identitaire permet de préserver nos libertés et de combattre non seulement l’islamisme mais aussi l’islamisation.
Arnaud Gouillon
candidat identitaire à la présidentielle de 2012
Le site de campagne d’Arnaud Gouillon, c’est ici.
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