Enki Bilal nostalgique de la dictature de Tito

04/12/2010 – 00h10
BELGRADE (NOVOpress) –
A l’occasion de la finale de Coupe Davis entre la Serbie et la France, disputée à partir de ce vendredi à Belgrade, le journal L’Equipe interviewe aujourd’hui le dessinateur Enki Bilal (photo), de mère tchèque et dont le père, bosniaque, était l’ancien tailleur du Maréchal Tito comme le précise le site officiel  de l’auteur des Phalanges de l’ordre noir.

Dans cette interview, Enki Bilal fait les louanges de l’ancienne dictature communiste de Josip Broz Tito, confiant son « aversion profonde pour toute forme de nationalisme, et notamment pour tous les nationalismes qui ont fait imploser la Yougoslavie ». Les Serbes, Croates, Slovènes et l’ensemble des peuples qui souhaitaient s’émanciper de l’empire du maître de la Yougoslavie, apprécieront… Le sport de la République fédérative socialiste étant, aux yeux du dessinateur, le gage d’un « vrai métissage ».

Dans cet entretien, Enki Bilal confie également son émotion à l’évocation de l’époque des « Pionniers » de l’ère Tito, sorte de jeunesses hitlériennes du régime communiste : « Je me souviens que, quand j’étais gamin, je faisais partie des pionniers. On défilait dans les stades, avec nos petits foulards rouges et on faisait des exercices, comme des tableaux à la gloire de Tito. J’adorais faire ça ! », ajoute ce fils d’un collaborateur de l’ex-régime yougoslave. En revanche, Enki Bilal ne se trompe pas d’époque lorsqu’il reconnaît dans les colonnes du quotidien sportif que « l’idée du sport » est « indissociable de celle de la politique » et « révélateur d’une société ».


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