19/11/2010 – 15h55
MANCHESTER (NOVOpress) – Les rubriques culturelles des médias ont tendance à formuler les mêmes poncifs au sujet du nouvel album de Hurts, Happiness. Cet opus marquerait la résurrection de Depeche Mode et de Joy Division. Rien que ça. Le mimétisme des critiques est troublant. Toujours prêt à donner des leçons de bon goût, Les Inrocks, tombe aussi dans le panneau de la comparaison à côté de la plaque.
Car chercher une influence de Joy Division dans Hurts, reviendrait à déceler l’empreinte de Chantal Goya dans les chansons de Rammstein. Aucun rapport. Le marketing a encore frappé. Au mieux, les onze morceaux à l’eau de rose d’Happiness flirtent avec les anciennes compositions de Tears For Fears. Au pire, Happiness louche fortement en direction de la new-wave très commerciale des années 1980, façon A-Ah, Alphaville ou aujourd’hui avec les hymnes pour stades de football à la Robbie Williams. La seule originalité d’Adam Anderson et Theo Hutchcraft, les deux membres de ce groupe de Manchester, concerne leur look en 2010 : tout droit sorti d’une carte postale de l’Allemagne des années 1930… la boucle d’oreille en moins.
Hurts, “Wonderful Life” (2ème version)
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