5/11/2010 – 18h25
VIENNE (NOVOPress) - Heinz-Christian Strache, leader du FPÖ, a déclaré -parlant au nom des partis populistes de 6 pays de l’UE- que la Turquie n’était pas à sa place en Europe et qu’il fallait demander l’avis des citoyens de l’Union sur cette question. Il a ajouté que si l’UE admettait en son sein des pays non-européens ce serait “le début d’une Union euro-asiatico-africaine, qui irait totalement à l’encontre du projet de paix en Europe. En conséquence il ne faut pas le permettre”. Ces partis prévoient de lancer une campagne en faveur d’un référendum européen sur ce sujet.
Cette déclaration a été faite à l’occasion de la réunion à Vienne le 23 octobre de six partis populistes de l’Union Européenne, à l’invitation du parti autrichien FPÖ. Il y avait -outre le FPÖ (Parti de la Liberté, Autriche)- la Ligue du Nord (Italie), le Parti du Peuple danois, le Vlaams Belang (flamands), les Démocrates de Suède (SD) et le Parti national slovaque.
En vertu du traité de Lisbonne, un référendum peut être fait dans l’ensemble de l’Union Européenne s’il est demandé par un million de personnes dans “un nombre conséquent de pays membres”. S’il y avait un référendum ce serait sans doute “non” à une candidature dont la majorité des citoyens de l’Union ne veut pas. Ce serait la première fois que l’opinion de l’ensemble des citoyens européens prévaudrait sur celle des politiciens et des lobbies.
Cette demande va conforter l’opinion des gouvernements des pays de l’Union qui ne veulent pas de la Turquie, d’autant plus que plusieurs de ces partis populistes participent au gouvernement de leur pays ou lui permette d’avoir une majorité.
* Image : Le siège de Vienne par les Turcs en 1683 qui s’est terminé par une victoire européenne.
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