Rejet du capitalisme outrancier : 4 millions de Japonais versent dans l’égocentrisme

04/11/2010 – 18h50
TOKYO (NOVOpress) –
Le libéralisme et la société de consommation à outrance contribuent à déboussoler une partie des jeunes japonais, baptisés « Freeters » et « Neet ». « Freeters », contraction de « FREE time » (temps libre en anglais) et d’ « arbeiTER » (travailleur en allemand). Quant aux NEET (pour Not in Education, Employment nor Training), ils désignent de jeunes célibataires vivant chez leurs parents, ne travaillant pas et ne recherchant pas d’emplois.

Ces deux communautés représentent près de 4 millions de Japonais, contre 1,5 en 1992.


Jusqu’au début des années 1980, l’image classique du salarié japonais travaillant toute sa vie dans la même entreprise, lui consacrant beaucoup de son temps, bénéficiant de peu de vacances et de loisirs, mais ayant en retour la certitude d’un emploi à vie, a vécu. La crise économique a déstructuré le triptyque école-famille-entreprise au Japon.

Jean, baskets, cheveux déteints, mèches et tignasses colorées (photo), les « Freeters » ne veulent plus entendre parler de « sacrifice », de « dévouement ». Une génération (15 à 35 ans), qui cherche à échapper au groupe et verse dans un égocentrisme forcené à l’écoute avant tout de ses désirs. Ils sont devenus des héros de mangas, ces bandes dessinées très populaires au pays du soleil levant et désormais en France. Quand le libéralisme à l’heure de la mondialisation tue toute volonté de travailler et se former…


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