19/10/2010 – 13h15 NANTES (NOVOpress Breizh) – « On avait déjà peur d’entrer dans le monde du travail, maintenant c’est aussi dans celui de la retraite ». Si le parcours d’une centaine de lycéens dans les rues de Nantes hier matin a été marqué par de très nombreuses dégradations, c’est, sur fond de mondialisation, la peur de l’avenir qui semble bien motiver ce mouvement.
Parti du Nord de Nantes, un groupe d’une centaine de lycéens a parcouru les rues de la ville lundi matin pour appeler les différents établissements à se mobiliser autour du mouvement de grève. Après un passage dans le quartier Talensac, où de nombreuses poubelles ont été renversées, les manifestants ont rejoints le lycée Livet où des voitures ont été renversées et l’une d’elle incendiée. Interpellés par les forces de police, six « jeunes » ont été placés en garde à vue hier après-midi. Lors de leur arrestation, deux d’entre eux étaient munis d’engins incendiaires.
Partie prenante de ce mouvement, la Fidl, fondée par Julien Dray en 1987, se distingue par ses prises de positions « sociétales », en particulier dans un soutien permanent apporté à l’immigration, clandestine ou pas. « Les jeunes ont peur pour leur avenir », déclarait récemment Massira Baradji, le très médiatique leader de ce mouvement proche du PS, qui affirme aussi : « après les lycées ghettos, les cités ghettos je ne veux pas d’une retraite ghetto. » Mais qui ne s’interroge pas sur l’origine de la crise. Et pour cause.
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Massira Baradji : la peur d'une retraite ghetto ?
Un sujet tabou pour ces organisations parties prenantes des valeurs du système marchand. A les suivre sans réfléchir, les lycéens peuvent en effet avoir des craintes pour leur avenir.
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