
Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, lors de la manifestation parisienne du 8 septembre.
13/10/2010 – 17h37
BEZIERS (NOVOPress) : René Galinier est libre ! Huit jours après avoir refusé sa mise en liberté au motif que celle-ci « pourrait aussi susciter l’incompréhension dans l’ethnie d’origine des victimes et faire craindre des représailles à l’égard du mis en examen », la justice a décidé, cet après-midi, de remettre en liberté le septuagénaire, a annoncé Le Midi libre.
Ce que notre confrère n’explique pas, ce sont les raisons de cette libération surprise. Ce revirement de la justice française est dû à l’inquiétude suscitée, en haut lieu, par l’amplification de la mobilisation en faveur de René Galinier, dont Me Gilbert Collard, le très médiatique avocat au barreau de Marseille, venait d’accepter de prendre la défense à la demande du Comité national Galinier animé par Richard Roudier, membre de la direction du Bloc identitaire et président de la Ligue du midi. Les magistrats avaient été informés en fin de semaine dernière de l’arrivée de Me Collard dans le dossier, ainsi bien sûr que le pouvoir politique.
Le Bloc identitaire, initiateur de la mobilisation en faveur de René Galinier, avait aussi annoncé l’organisation de rassemblements de soutien à « papy Galinier » samedi prochain devant les palais de justice de 50 villes de France. C’est ce parti politique, présidé par Fabrice Robert, qui, début le mois d’août, avait organisé, la quasi-totalité des manifestations en faveur du prisonnier, de Paris (vidéo ci-dessous) à l’Alsace en passant par la Bretagne, l’Aquitaine, le Midi, Lyon ou le Languedoc-Roussillon bien sûr.
Pour Richard Roudier, joint par Novopress, « la mobilisation doit continuer, et d’abord pour que René Galinier puisse rentrer chez lui ». Sa libération est en effet assortie d’un contrôle judiciaire strict et de l’interdiction de regagner son domicile de Nissan-les-Enserune ! « C’est une humiliation pour cet homme malade et c’est aussi le mettre dans les pires conditions psychologiques pour l’empêcher de préparer sa défense pour un procès qui n’a aucune raison d’être. » Le septuagénaire est mis en examen pour tentative d’homicides volontaires et risque, à ce titre, d’être traduit devant une cour d’assises. « Le combat continue, conclut Richard Roudier, afin qu’il bénéficie d’un non-lieu. »
René Galinier avait également reçu le soutien de députés de la Droite populaire, comme Christian Vanneste, Lionnel Luca ou Elie Aboud, qui lui avait rendu visite à la maison d’arrêt de Béziers. Le chroniqueur Eric Zemmour avait relevé, sur RTL, que René Galinier risquait de « devenir un symbole » du décalage entre les décisions de certains magistrats et les aspirations du peuple.
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