Le combat continue : cochon qui s?en dédit !

Le combat continue : cochon qui s?en dédit !
Par François DANCOURT (http://les-identitaires.com)

Le conseil d?Etat a donc rendu son (prévisible) arrêt : il est « discriminant » de servir une soupe populaire avec du lard parmi les ingrédients. Motif : les musulmans ne pourraient en manger. Ainsi donc, nous en sommes là, dans la France de 2006, dirigée par la droite, par Sarkozy, l?homme qui a installé officiellement l?Islam en France.
Bien évidemment, cette décision du conseil d?Etat n?empêchera pas la continuité de l?action sociale des Identitaires. Nous réservons encore bien des surprises aux Pères Ubus de la « lutte contre les discriminations » et à ces Tartuffes comme le Maire de Paris qui combat la soupe au lard mais soutient son ami Pascal Sevran lorsque celui parle « de la bite des noirs » qui serait responsable de la surpopulation??
Pour les imbéciles, peuplade pas réellement en voie d?extinction, la soupe au cochon des Identitaires relève de l?anecdotique. A en juger par les remous médiatiques depuis deux ans, en France, mais aussi dans la presse américaine, moyen orientale, japonaise et, bien sûr, européenne, cette action dépasse le cadre du fait-divers parisien. Elle se révèle comme un exemple concret d?agit-prop réussie (1). A la base, une recette simple : plusieurs dizaines de militants, de l?eau chaude, des légumes, quelques kilogrammes de lard?? et « l?anecdote » devient symbole, cristallise un discours théorique sur la menace migratoire et islamiste.
Mais, au-delà du media, cette soupe pleine de bon sens (bientôt lui aussi interdit ?) permet de séparer les vrais résistants à l?islamisation des articles électoraux de pacotille et autres brimborions.
Ainsi, le MPF qui, depuis un an, s?est fait le héraut de la lutte contre l?islamisation vient de s?écraser comme une crêpe devant le « politiquement correct ». Interrogé sur France 2, son secrétaire général, Guillaume Peltier, a condamné la soupe au cochon, la qualifiant de « provocation inacceptable ». Un tel aplatissement donne désormais tout son sens à la formule du MPF : « Ce n?est pas à la France de s?adapter à l?Islam mais l?Islam de s?adapter à la France ». Il s?agit seulement d?un slogan ! Dés qu?un cas concret, facilement défendable (2), se pose, le MPF parle comme l?UMP. Oui, décidément, on ne combattra pas l?islamisation de la France avec des jeunes gens ne disposant ni de nerfs, ni de caractère. Guillaume Peltier aime à parler de la France « des bistrots » dont il serait le porte-parole. Visiblement, il n?a retenu du bistrot que les figures pittoresques des forts-en-gueule, des retenez-moi-ou-je-fais-un-malheur, mais qui ne sortent jamais pour « causer » « entre hommes »??
Nous savons que de nombreux militants et sympathisants du MPF sont consternés par les propos de leur direction. Il leur appartient d?en tirer les conclusions qui s?imposent : faire évoluer leur direction ou évoluer, eux-mêmes, vers d?autres directions militantes et politiques.

Cette course au « politiquement correct » qui affecte les deux « grands » partis de la Droite nationale (3) n?est, bien sûr, pas perçue par la masse. Celle-ci en reste, pour l?heure, à « Le Pen n?aime pas les Arabes et « Villiers est un catho qui n?aime pas l?Islam ».
En revanche, il appartient aux personnes informées de réfléchir et d?apporter aux bonnes questions le plus possible de bonnes réponses.
Qu?est-ce qui est utile et efficace ? Est-ce d?appartenir à des structures électoralistes mais incapables d?être élues (4), qui n?agissent pas dans le réel ?
Pour ma part, je considère qu?une soupe au cochon vaut cent mille affiches « Villiers, il est bô ! » ou « Le Pen, supervite ! ». Je considère qu?une « Maïoun » à Nice vaut plus que cent permanences où ne viennent que des archi-convaincus.
Autre question fondamentale : le discours « républicain » du FN ou du MPF est-il de nature à lutter efficacement contre justement cette idéologie « républicaniste » qui détruit notre peuple ? Je crois que l?on renforce le Système en utilisant ces mots et ces mythes. On ne peut pas jouer avec eux. On croit manier des paradoxes, contourner des interdits ; on ne fait qu?enrichir la novlangue et la pensée unique. On complique ce qui devrait être simple.
Certes, on objectera qu?il s?agit de « tactique », de « ne pas faire peur ». Arguments irrecevables. La tactique qui dure, car elle n?emporte pas la victoire, se fige en position doctrinale ferme. Et quelle tactique pour quel objectif ? On ne passera pas de 15% à 51% en parlant comme le système, en empruntant les clous médiatiques. Certes, il faut refuser la provocation. Mais il faut utiliser la parole libératrice. Il faut dire la vérité toute nue, crue, comme les enfants la disent. Ce fut la force du FN dans les années 80. Mieux vaut 5%, comme un premier stade, sur une base claire que 20% sur des malentendus, On bâtit sur un terrain sain et solide. On fait ?uvre d?équilibriste dans les sables mouvants (5).

Dans ce contexte, à chacun de savoir quelle place il veut occuper au sein du mouvement de la résistance nationale. Celle des faux-semblants ou celle de première ligne??

François Dancourt

(1) En écrivant cette phrase, je pense à mon ami Dominique Lescure qui s?investit dans la soupe identitaire de Nice et dont je connais le c?ur, la générosité et la sincérité. Pour lui, la soupe des Identitaires, ce n?est pas que de l?agit-prop. C?est aussi aider des gens. Il était important que je le précise.
(2) Au moment, où Peltier parlait, le tribunal administratif avait donné raison à l?association SDF. Le Conseil d?Etat ne s?était pas encore prononcé.
(3) Nous ne reviendrons pas sur l?affiche pro-immigré du FN et, d?ailleurs, Marine le Pen et Guillaume Peltier ont sans doute un avenir commun à envisager??
(4) Le MPF au niveau présidentiel, le FN à tous les niveaux où le scrutin proportionnel n?est pas en vigueur.
(5) D?aucuns parleront du caractère d?urgence dans laquelle nous sommes. Cela fait plus de 20 ans que nous entendons parler de cette « urgence ». Entre les prophètes de la guerre ethnique « pour demain » et les ermites du « tout est foutu », il existe toute une variété de cervelles faibles qui ont besoin de mythes incapacitants pour ne pas agir dans la durée mais préférer l?action sporadique, le réflexe répulsif.

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