Le maire de Strasbourg, Roland Ries, en guerre contre « la haine et l’intolérance »

05/10/10 – 11h04
STRASBOURG (NOVOpress) –
Strasbourg, capitale européenne détenant le record annuel de voitures incendiées par les bandes des cités et où certaines banlieues de l’immigration se sont progressivement transformées en zones de non-droit (notamment Hautepierre), a un maire en colère. En colère contre cette situation ? Non, en colère contre « le racisme ». On dénombrerait à Strasbourg environ quatorze actes racistes commis depuis le 1er janvier 2010, et se limitant pour la plupart à des inscriptions murales (des « tags »). Un chiffre qui peut sembler dérisoire mais suffit à susciter l’ire du maire socialiste Roland Ries, qui a vu sa propre maison barbouillée de tags anti-minarets en début d’année.

Ce dernier a donc lancé un grandiloquent appel à « un front républicain de refus de l’inacceptable », face à « une série d’événements qui se caractérisent par la haine et l’intolérance ». L’initiative a reçu le soutien de deux figures locales, le Pr Israël Nisand, d’une part, qui a découvert dimanche des tags antisémites sur sa maison, et le directeur du cinéma d’art et essai l’Odyssée à Strasbourg, le Franco-Turc Faruk Günaltay, qui a vu pour sa part ses deux voitures incendiées par des inconnus dans la cour de son domicile.

Si regrettables et condamnables que soient ces actes, on ne peut qu’être une nouvelle fois surpris par l’incroyable disproportion de traitement entre ces affaires et celui de la délinquance et de la criminalité endémiques qui rongent la métropole alsacienne.

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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