Document – Philippe de Villiers quitte la vie politique vendéenne… et nationale ?

30/09/2010 – 12h48
VENDEE (NOVOPress) : Dans un Message aux Vendéens, publié sur le site du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers annonce aujourd’hui à la surprise générale sa démission de la présidence du conseil général, qu’il occupait depuis 1988, ainsi que de son mandat de conseiller général. Sa démission sera effective le 31 octobre prochain. Le président du Mouvement pour la France (MPF) explique : « La réforme territoriale, la fin de l’autonomie fiscale, l’esprit de l’époque, les impatiences, rendent ma décision opportune, sage et nécessaire. Nous entrons dans un nouveau cycle : les collectivités territoriales vont perdre, hélas, leurs moyens et leurs capacités, substituant à l’esprit du temps visionnaire l’esprit du temps mécanicien. » Philippe de Villiers, qui avait révélé il y a quelques mois être atteint par un cancer de la choroïde, dont il a été opéré, nie tout lien entre son retrait et son état de santé : « A toutes celles et tous ceux, très nombreux qui, avec une délicatesse touchante, ont eu l’amitié de s’enquérir souvent de ma santé, je souligne que, depuis un an, je suis passé d’une rive à l’autre, de celle des souffrants à celle des bien-portants. J’ai traversé le cancer au galop, et, aujourd’hui, je suis guéri. A soixante-et-un an, la vie continue. »

L’annonce de cette démission est un véritable séisme politique en Vendée, fief sur lequel Philippe de Villiers s’appuyait pour pouvoir peser encore un peu sur la vie politique nationale. Son adhésion au Comité de liaison de la majorité présidentielle avait été analysée comme la volonté de sauver ce qui pouvait encore l’être : son pré carré vendéen. On voit mal désormais comment Philippe de Villiers pourrait demeurer à la tête du Mouvement pour la France (MPF). Et comment celui-ci, déjà très affaibli, pourrait survivre à son retrait. Depuis plusieurs mois, les pressions sont considérables, à l’UMP, pour que le MPF s’efface au profit de l’aile droitière de l’UMP représentée désormais par La Droite populaire, et pour que ses derniers élus et cadres rejoignent le parti présidentiel. Seule la détermination de Philippe de Villiers avait, par exemple, empêché jusqu’alors Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, qui a quitté le MPF en avril dernier, de faire son entrée au gouvernement. Philippe de Villiers avait même dû, il y a quelques mois, faire échouer via l’Elysée l’entrée de Retailleau au gouvernement qui avait été avalisée… par François Fillon.

Ci-dessous la lettre de démission de Philippe de Villiers au préfet de Vendée.


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