18/09/2010 – 00h50 NANTES (NOVOpress Breizh) – Réunis à l’appel de Jeune Bretagne, plus d’une trentaine d’identitaires se sont retrouvés jeudi en fin d’après midi devant la mairie de Nantes pour réclamer la libération de René Galinier.
Ce rassemblement s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement de mobilisation nationale pour la libération de René Galinier. De nombreuses manifestations de soutien ont déjà eu lieu dans toute la France, notamment à Béziers, Nice, Paris, Lyon et en Alsace.
René Galinier, âgé de 73 ans est maintenu en détention provisoire depuis la mi-août pour avoir ouvert le feu sur deux cambrioleuses découvertes dans sa maison pendant sa sieste. Mardi dernier sa demande de mise en liberté a encore été rejetée malgré les réquisitions favorables émanant du procureur de la République de Béziers qui avait soutenu cette demande émise par son avocat. Le juge des libertés et de la détention a justifie cette décision « en raison de l’absence d’une expertise psychologique et d’une reconstitution. » Une décision pour le moins surprenante, ces mesures pouvant sans risque être effectuées alors que le prévenu serait en liberté.
Devant les manifestants, Mikaël Prima, du mouvement Jeune Bretagne, a pris la parole pour rappeler situation actuelle de René Galinier, et assurer le soutien des Nantais à ce paisible retraité. Après avoir rappelé les faits, il a déclaré : « Alors que les agressions se sont de en plus sordides et violentes, alors que l’état ne parvient plus à assurer la sécurité des citoyens, nous ne pouvons tolérer qu’un honnête citoyen de 73 ans croupisse en prison. Si demain c’était votre foyer qui était en danger, votre famille menacée, agiriez vous autrement que Papy Galinier ? » Avant de conclure : « Avec les identitaires de Jeune Bretagne, exigez une refonte du cadre juridique de la légitime défense et la sanctuarisation du domicile, comme c’est déjà le cas dans de très nombreux pays. »
Avant de se disperser les manifestants ont scandé “Liberté pour Galinier!”, “La racaille en prison, Galinier libération !”.
Des manifestants qui avaient à l’esprit la décision de la cour d’appel de Grenoble confirmant, hier matin, la libération conditionnelle de Monsif Ghabbour, le second braqueur présumé du casino d’Uriage. Le 2 septembre, le juge des libertés et de la détention avait décidé de ne pas écrouer cet individu, après sa mise en examen pour «vol avec arme» et «tentative d’homicides volontaires».
L’ancienne Garde des sceaux socialiste Elisabeth Guigou, tout en soulignant la gravité des faits dans le cas de Monsif Ghabbour, a insisté sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence «un principe cardinal de notre procédure». Celle-ci s’applique «à tous les justiciables: à monsieur Woerth, à monsieur Hortefeux, mais aussi à monsieur Ghabbour». Mais visiblement pas à René Galinier.
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