[Vidéo] Dieu fasse que René Galinier ne finisse pas comme Gaston Malafosse

Il y a cinq ans, Gaston Malafosse se donnait la mort à la prison de Béziers. Le documentariste Matthias Barbier lui a consacré un film, Gaston. Bouleversant. « Il aurait dû partir », dit un témoin. Partir de chez lui pour laisser la place à ceux qui ne sont pas chez eux. Abandonner les siens à la racaille… En voici quelques minutes.

A Bessan, dans l’Hérault, le 21 juillet 2005, Gaston Malafosse, un retraité de 61 ans, sort de chez lui, pistolet au poing. Il blesse cinq personnes dont une mère de famille et quatre jeunes d’origine marocaine. Il est alors arrêté et placé en détention provisoire à Béziers. Deux jours plus tard, en prison, il se suicide dans sa cellule. Le samedi 30 juillet 2005, 3000 personnes défilent dans Bessan afin de rendre un dernier hommage à « Gaston. »

Une équipe de tournage est retournée sur les lieux du drame. Loin d’être un hommage, ni au mort ni aux rescapés, le film retrace le fil des événements à travers les témoignages des différents acteurs : villageois, mairie, amis, parents, « jeunes »… Mais plus encore, c’est un portrait de la France d’aujourd’hui qui s’esquisse, au fil des témoignages courageux des habitants qui racontent la peur quotidienne qui s’est instaurée dans ce paisible village de 4000 habitants. Le film laisse la parole à tous, « jeunes » et anciens. On y voit ce qu’aucune chaîne de télévision ne pourrait diffuser à une heure de grande écoute, c’est-à-dire le fossé béant entre les « de souche » et les enfants d’immigrés, l’échec flagrant de l’intégration à la française, la faillite de la République, la désintégration de la société française…


[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://archives-fr.novopress.info]

Novopress.info

France Les derniers articles



Politique Les derniers articles



Société Les derniers articles