12/09/2010 – 18h40
PROVENCE (NOVOpress) – En clôture de l’université de rentrée du Bloc identitaire qui se tenait ce week-end en Provence en présence de 110 cadres et militants, Fabrice Robert a annoncé que le Bloc identitaire qu’il préside sera présent dans la campagne présidentielle de 2012. « Nous allons tenter de nous présenter à la présidentielle », a-t-il assuré, ce qui signifie que le mouvement identitaire se lance dans la quête des 500 parrainages d’élus nécessaires à cette candidature. Cette décision fait suite à la consultation des adhérents du Bloc identitaire qui a été effectuée en juillet. Elle a indiqué que, très majoritairement, les militants identitaires souhaitent une candidature autonome.
« Nous nous présentons, a expliqué Fabrice Robert, car nous sommes les seuls à porter l’idée identitaire dans ce pays et car l’idée identitaire représente l’avenir, en tous les cas la seule possibilité d’avenir pour notre peuple. » Une candidature qui vise aussi à « décomplexer les Français » : « Baisser la tête dans la rue, ce n’est pas obligatoire ! Etre exploité ou condamné à émigrer, ce n’est pas obligatoire ! […] Nous ne venons donc pas dans cette campagne pour ouvrir le robinet d’eau tiède mais pour le fermer. »
Et le candidat sera… Pour le moment, mystère. Son nom sera révélé en novembre. Ce ne sera pas Fabrice Robert, signe selon lui que le Bloc identitaire est totalement différent des « partis du système » : « Dans le mouvement identitaire, à chaque phase de combat militant peut correspondre un chef différent. » « Nous avons choisi le meilleur candidat pour nous représenter », a-t-il dit, en le décrivant comme « un homme jeune, de souche européenne [qui], par sa simple présence physique, par son maintien, son allure, tranchera avec les Aubry, les Bayrou ou les Sarko ». Un candidat « pour porter le message du retour de la France et de l’Europe » : « A ce monde de retraités, nous adresserons le message de cette jeunesse consciente et déterminée. »
Ci-dessous l’intégralité du discours prononcé ce dimanche par Fabrice Robert
Chers amis, chers camarades,
D’abord, merci à vous tous d’être venus, parfois de très loin, pour cette université de rentrée. Merci à tous ceux qui nous ont aidés à l’organiser.
J’ai coutume de dire à chaque grand rendez-vous du Bloc que nous venons de franchir une étape. Cette Université de rentrée, la troisième du nom, en est une nouvelle preuve.
Une première preuve nous est fournie par votre présence même, par la qualité de l’assistance. Contrairement à beaucoup d’universités d’été, peuplées de touristes, de consommateurs, qui viennent écouter une messe, vous avez été actifs, pertinents, attentifs, créatifs. Bref, vous vous êtes comportés en cadres politiques, ce que l’on aurait autrefois appelé du nom de chefs.
La deuxième preuve nous est donnée par la qualité de nos travaux, par notre volonté d’aller plus loin que les simples apparences. Contrairement aux partis du système, nous ne cherchons pas seulement un thème électoral, un slogan, ou la petite phrase qui passera au 20 heures. Nous creusons, nous réfléchissons, nous mettons en perspective. Le philosophe Oswald Spengler disait que l’homme est le seigneur des formes, le cadre identitaire tente lui d’être le seigneur du sens politique et historique. Il va et il voit plus loin que l’actualité, que le simple ressac de chaque jour. Il raisonne à l’échelle de l’histoire. Il cherche la perspective pour changer d’horizon.
C’est une des choses que je veux vous dire : nous sommes profondément différents. Et nous devrons rester différents. Nous pouvons être moins puissants que nos adversaires, nous pouvons être plus pauvres, cela n’a pas d’importance, tant que nous resterons différents.
Différents politiquement. Différemment éthiquement. Différents dans ce que nous pensons et ce que nous disons. Différents dans ce que nous faisons. Différents dans ce que nous voulons incarner et donc, en définitive, différents en ce que nous sommes et en ce que nous deviendrons.
Montherlant fait dire à un de ces personnages dans Le Maître de Santiago : « Nous ne respirons pas à la même altitude. » Eh bien, c’est vrai, nous ne respirons pas le même air que la plupart de nos contemporains et surtout nous le ne voulons pas. Nous savons que seul un don total et un immense effort nous extrairont de la médiocrité de ce monde pour nous permettre d’en créer un autre qui soit conforme aux lois de la vie, digne de notre histoire, renouant avec l’éternel devenir européen.
Le mouvement identitaire n’est pas un parti politique, il n’est pas une addition d’associations, il n’est pas un réseau, ou plutôt, certes, il est tout cela, mais il ne peut être cela que parce qu’il est d’abord et avant tout, une communauté. Une communauté de volontaires, une communauté de combat, une communauté d’espoir, une communauté d’âmes.
Un parti, une association, une action, ce sont des outils. Seulement des outils. Ils ne sont pas des fins en soi. Et nous devrons toujours nous en garder. On voit trop de partis dit nationaux dont la dernière raison à leur existence est qu’ils fournissent des moyens de manger et de boire à leurs cadres.
Le Bloc identitaire peut disparaître, cela n’aura pas d’importance, si c’est nous qui en décidons ainsi parce que nous aurons décidé de changer d’outil. Au Bloc, il n’y a pas de mystique du parti comme il n’y a pas de mystique du chef suprême.
La seule chose qui compte est la cause des patries charnelles, la cause de la France, la cause de l’Europe. Cette cause est servie aujourd’hui par ces outils et ces outils sont entre nos mains, nous qui formons une communauté de militants. Une communauté la plus démocratique possible dans les prises de décisions importantes, et nous l’avons prouvé avec notre sondage sur la présidentielle, et une communauté hiérarchisée dans l’exécution de ces décisions.
Je pense que nous sommes tous, ici, persuadés qu’il n’existe pas de meilleure manière de défendre cette cause qu’en étant parmi nous. Il est très important de travailler les esprits de ceux qui, dans nos rangs, n’en seraient pas totalement convaincus. Il n’existe pas de solution en dehors de nous. Il ne s’agit en disant cela ni d’orgueil ni d’aveuglement. Mais d’une saine et fortifiante lucidité.
Qu’importe que Tartempion fasse 3 % en 2012 ou que Machine fasse 15 ou même 17 %, nous savons que pour faire face aux événements de ce siècle, il faut une conception du monde identitaire. Et cette conception du monde, nous sommes les seuls à la porter et les seuls à posséder le courage de l’exprimer et de la transformer en actes.
Nous sommes aussi les seuls à affirmer qu’être Français ne découle pas d’un contrat ou d’un choix de la part de l’étranger. Pour les partis dits nationaux, il suffirait d’expulser les délinquants et les terroristes pour que tout aille bien. Or, le problème n’est pas que cela aille bien ou que cela aille mal, mais de savoir ce qu’est un peuple, et de ce qu’il ne saurait être sous peine de mort.
Nous sommes les seuls à penser que le combat politique est un moyen et pas une fin. Les seuls à penser aux enfants qui naissent aujourd’hui. Non pas seulement pour leur éviter de vivre dans le monde qu’on nous impose, mais aussi parce qu’il faut nous préparer au mieux à ce monde pour que ces enfants disposent le moment venus d’une communauté vivante et forte, capable de les protéger, capable de préparer le surlendemain, capable de lancer des reconquêtes, capable de trouver de nouveaux chemins.
Nous combattons donc pour notre peuple. En conséquence, nous combattons pour la culture contre la civilisation. Par civilisation, nous désignons tout ce qui est d’essence universaliste et qui trouve son bras politique dans le mondialisme. Par culture, nous entendons tout ce qui différencie, tout ce qui est divers. Nous choisissons le camp de la personnalité contre le camp de l’individu, simple atome de la masse. Nous choisissons le camp de la vie organique contre le camp de la mort mécaniste.
Évidemment, ce que je vous dis là n’est pas compréhensible par l’immense majorité des Français. Du moins pour l’instant. Mais il est vrai que peu de choses sont compréhensibles par nos compatriotes. Ils sont comme le bouchon de liège à la surface de l’eau. Plongés dans leur quotidien, privés de conscience populaire, sans perspectives, ils ne tiennent jamais qu’un bout de la chaîne, celui du jour au jour.
Et pourtant, c’est à ces Français que nous allons nous adresser dans les mois qui viennent. Vous le savez, nous allons tenter de nous présenter à la présidentielle. Il ne s’agit pas d’une décision prise à la légère. Pour nous, ce n’est pas une aventure ou un jeu. C’est, au contraire, un élément précis à l’intérieur d’un tout bien déterminé. Nous ne nous présentons pas à la présidentielle parce que la présidentielle serait le nec plus ultra du combat électoral. Non. Nous nous présentons car, de même que le Bloc est un outil, la présidentielle est également un outil. Un outil de visibilité de politique et donc d’existence politique. On peut le regretter mais c’est ainsi : on ne peut pas vouloir exister politiquement et ne pas tenter d’aller à la présidentielle. On ne peut pas vivre deux années de temps présidentiel en se demandant pour qui on va peut-être voter et qui on ne soutiendra peut-être pas. Nous n’allons pas militer durant deux ans pour que d’autres en perçoivent des bénéfices électoraux par le simple fait qu’ils sont candidats et pas nous.
Nous nous présentons car nous sommes les seuls à porter l’idée identitaire dans ce pays et que l’idée identitaire représente l’avenir, en tous les cas la seule possibilité d’avenir pour notre peuple.
Ce constat qu’il faut aller à la présidentielle, je sais maintenant, grâce à notre consultation, que l’immense majorité de nos adhérents le partage. Avec des réserves, avec des recommandations, mais aussi avec beaucoup de maturité. Ils ont compris que ne pouvions pas ne pas nous lancer dans cette entreprise. Cette campagne sera difficile. Elle sera une nouvelle étape. Non dans le sens électoral, mais d’un point de vue de la maturité.
Qui aurait pu dire en 2002, lorsqu’à une poignée nous avons créé à la fin d’un été agité le mouvement identitaire, qui aurait pu dire que seulement huit ans plus tard, huit ans, c’est-à-dire peu à l’échelle politique, rien à l’échelle historique, nous aurions la capacité à nous lancer dans une présidentielle ? Personne. Et pourtant, déjà, nous savions que s’il fallait éviter le « tout électoral », il fallait également affronter l’électoral et son niveau le plus élevé, la présidentielle. En nous lançant dans cette campagne, nous ne contredisons donc pas notre passé proche, nous réalisons, au contraire, le vœu de nos origines. Porter l’idée identitaire partout et par tous les moyens.
Cette campagne ne sera pas, ne doit pas être, une campagne comme celle des autres. Certes, il faudra aller chercher des signatures. Mais, disons-le tout net : ce qui nous intéresse, c’est de prendre la parole dans cette campagne, c’est de l’investir et de la prendre à notre compte pour montrer que sur les questions d’identité, d’écologie, sur la question du politique, il existe une autre façon de dire et de faire que les autres. Ce qui nous intéresse c’est de faire parler de nous pour que l’on parle de l’identité. Pas l’identité métissée d’un Besson qui est l’exact inverse de la définition de l’identité, pas l’identité à la sauce républicaine que toute la classe politique, de la gauche au FN partage, mais l’identité européenne, forgée par 25 000 ans d’histoire, enfantée par une chaîne ininterrompue de paysans, d’artisans, de savants, d’artistes, de chefs de guerre comme aucun continent n’en a connu.
Cette campagne sera éprouvante car, outre le système, nous serons en butte aux attaques de ceux qui pensent à leur rente électorale et à leur fonds de commerce.
Je vous le dis : je ne sais pas qui va gagner en 2012. Je ne sais pas si ce sera Sarkozy, Strauss-Kahn ou Villepin. Mais je sais que ce ne sera pas Marine Le Pen. Et disant cela, je ne souhaite pas l’attaquer mais seulement faire deux constats. D’abord, le constat que Marine Le Pen n’est pas une identitaire. Elle le reconnaît elle-même volontiers en se définissant comme une républicaine. Par cette définition, elle cousine idéologiquement avec toutes les composantes du système. Car la république de Marine Le Pen, comme celle du système, est une anti-république. C’est la république des masses et non la république du peuple. C’est la république des consommateurs et pas des Français. C’est la république d’une nation sans unité culturelle et sans unité ethnique. Bref, c’est tout le contraire d’une vraie république.
J’insiste là-dessus : en nous présentant, nous ne concurrençons pas Nicolas Sarkozy ou Villepin. Nous ne concurrençons pas non plus François Bayrou ou Marine Le Pen. Pour une raison simple : certains d’entre eux font sur certains points des constats similaires aux nôtres. Mais, à partir de ces constats, ils ne remontent pas aux mêmes causes et ils ne vont pas aux mêmes solutions.
A ce constat, et pour expliquer pourquoi Marine Le Pen ne sera pas élue en 2012, il faut ajouter le constat d’un corps électoral qui ne correspond plus à 100 % à notre peuple. D’un point de vue ethnique, mais aussi d’un point de vue mental. La masse est pilonnée chaque jour, chaque soir, par la propagande incessante du système.
Seule une minorité de notre peuple voit clair et a le courage de se déterminer en fonction de ce qu’elle voit. Cela n’a rien d’anormal. Les foules sont veules par nature. Les masses sont sottes par fonction.
Pour transformer ces foules et ces masses, il faut un enracinement militant que personne n’a dans ce pays. Il faut donc une aristocratie militante réelle pour créer et encadrer cet enracinement. Nous en avons un embryon. Il faut une vision historique et pas une myopie politicienne. Nous l’avons également. Et personne d’autre. Nous militons souvent depuis dix ans, depuis vingt, depuis trente ans et nous savons que nous allons encore militer des décennies. 2012 n’est donc rien d’autre qu’un rendez-vous électoral auquel nous allons nous inviter.
2012 sera peut-être un terminus pour Sarkozy mais ne sera un aboutissement pour personne, hormis pour la marionnette qui sera élue. Pour nous, c’est un point de passage, c’est une paroi qu’il nous faut franchir pour voir plus loin, pour respirer plus haut, pour, ensuite, pouvoir gravir d’autres crêtes.
Ce que je veux vous dire ; c’est qu’il ne va pas falloir durant cette campagne vous laisser intoxiquer. Nous sommes légitimes dans notre candidature. Nous sommes là où nous devons être. Nous allons dire tout haut ce que beaucoup ne pensent pas. Mais c’est parce que nous allons le dire, que certains vont commencer à y penser. Nous venons dans cette campagne pour décomplexer les Français. Pour leur dire que, tout ce qui s’est passé depuis 30 ans, l’immigration de masse, le chômage de masse, l’appauvrissement de masse, tout cela n’est pas un accident ni une fatalité. Baisser la tête dans la rue, ce n’est pas obligatoire ! Etre exploité ou condamné à émigrer, ce n’est pas obligatoire ! Tout cela est la conséquence de la volonté d’un système, le système mondialiste. Mais tout cela est aussi la faute de ceux qui ont laissé faire, de tous ceux qui, depuis des décennies, n’ont cessé de voter pour les ordures qui ont ouvert nos frontières, pour les ordures qui truquent notre histoire, qui mentent à nos enfants, qui manipulent les esprits.
Nous ne venons donc pas dans cette campagne pour ouvrir le robinet d’eau tiède mais pour le fermer.
Vous l’avez compris : durant cette année 2011, nous allons continuer comme avant, mais encore plus fort. Nous allons mettre la présidentielle à notre service, au service de nos actions. L’Apéro saucisson-pinard, les cochons dans le Quick Halal, autant d’actions qui auraient eu du sens pour une présidentielle. Il n’appartient qu’à nous d’en créer très vite d’autres.
Le camarade qui nous représentera à cette présidentielle a été choisi selon des critères précis. Il a été choisi pour ses qualités, certes, mais aussi parce que plusieurs de ces qualités figurent parmi celles que nous voulons voir incarner.
2012 sera une présidentielle de la Jeunesse européenne parce notre camarade sera un homme jeune. Un homme jeune, de souche européenne, pour porter le message du retour de la France et de l’Europe. A ce monde de retraités, nous adresserons le message de cette jeunesse consciente et déterminée. Par sa simple présence physique, par son maintien, son allure, notre candidat tranchera avec les Aubry, les Bayrou ou les Sarko.
2012 sera aussi la présidentielle de la pureté et de la foi. Deux mots bannis du vocabulaire politique depuis longtemps. Mais deux mots indispensables pour représenter ce que nous voulons incarner et proposer à notre peuple. La pureté de l’engagement face à l’avilissement, à l’abrutissement organisé des masses, en contraste aussi avec la médiocrité des jeunes des partis politiques, petits êtres, sans nerfs, sans os, sans fluide vital. Comment peut-on avoir 20 ans et se battre pour Strauss-Kahn ou Villepin ?
Certains s’étonneront, peut-être en dehors du mouvement, que ce ne soit pas le président du Bloc ou un de ses principaux responsables qui se présente. Et on ne peut leur reproche cette interrogation. Dans les partis du système, dans tous les partis du système, on se bat pour devenir président du parti. Quand le parti est petit, son président se bat pour devenir ministre. Quand il est grand, son chef se bat pour devenir président de la République. Quand je dis « on se bat », comprenez, on se bat contre ses amis, contre ses proches, entre soi. Pas contre l’adversaire politique. Le pire ennemi de François Hollande, ce n’est pas Sarkozy, c’est Martine Aubry !
Dans le mouvement identitaire, je le répète, notre conception est différente. A chaque phase de combat militant peut correspondre un chef différent. Nous voulons un mouvement de chefs, pas le parti d’un chef. Nous avons donc choisi le meilleur candidat pour nous représenter. Son nom sera rendu public d’ici le mois de novembre.
Vous l’avez remarqué, mon discours n’est pas axé sur notre passé proche. Pourtant, depuis le 1er janvier, nous avons accumulé les actions et les victoires. Mais je n’y reviendrai pas. Nous ne devons pas être de ceux qui commémorent les anniversaires, mais de ceux qui, chaque jour, partent au combat, pour en fabriquer de nouveaux. Nous ne sommes pas de ceux qui commentent l’actualité, mais de ceux qui la créent.
A ce sujet, je voudrais revenir, avant de conclure, sur un mot et une forme idéologique à laquelle nous nous sommes récemment associés dans l’action : la laïcité. Je veux devant vous approfondir franchement ce concept.
Ce qui compte est de savoir qu’aujourd’hui il existe deux sortes de partisans de la laïcité.
Il y a ceux qui, à travers le catholicisme, visaient en réalité les peuples européens et qui continuent sous d’autres masques avec d’autres prétextes, le même combat. L’antiracisme a succédé à l’anticléricalisme.
Et puis il y a ceux qui rejettent toute influence de la religion dans une société.
Les premiers sont aujourd’hui les collabos de l’islam.
Les seconds, logiques avec eux-mêmes, sont les ennemis de l’islamisation comme ils étaient les ennemis du monde catholique. Je pense même que plus fort sera ce danger d’islamisation, plus fort sera leur regret de la société française de naguère, modelée par quinze siècles de catholicisme, c’est-à-dire par quinze siècles de synthèse européenne, par quinze siècles de tamis grec et latin.
Avec les premiers de ces laïcs, il n’y a pas de terrain d’entente possible. Ils mènent une guerre à outrance contre tout ce qui est Français et Européen, contre tout ce qui est blanc, mais aussi contre toute forme d’identité.
Avec les autres, un partenariat d’action a été possible et restera possible dans le champ politique comme, en juin dernier, avec l’apéro saucisson pinard.
Cette année 2011 sera longue, très longue. Au-delà de la présidentielle, ce sera une nouvelle grande année militante, avec en bout d’horizon notre troisième Convention identitaire. Cette fois-ci, nous devons viser non pas 300, non plus 600 mais plus de 1000 personnes. A tous les cadres du mouvement, je ne demanderai pas de l’engagement, de la volonté et du dévouement. Tout cela, je sais que vous l’avez en vous et que vous le donnerez encore et toujours sinon vous ne seriez pas ici. Mais je reviendrai sur ces mots de foi et de pureté. Une vie est brève. Une grande vie, une belle vie, ne se consume pas lentement comme un feu qui s’éteint. Une grande vie s’illumine, brûle. Dans le monde dans lequel nous vivons, il ne nous est pas donné d’occasion de vivre une grande vie autrement que par l’engagement militant.
Alors, ayons la foi, ne doutons jamais. Rien n’est inutile, encore moins les efforts d’une communauté de combat comme la nôtre. Nous semons pour demain, nous plantons pour demain, nous traçons les routes pour demain. Nous préparons demain pour ceux qui vont venir. Ça, ça a du sens. Ça, cela élève davantage que de croire que tout ira mieux quand un gouvernement réactionnaire aura expulsé les méchants délinquants et mis au travail les chômeurs fainéants. Nous ne voulons pas créer un homme nouveau, nous voulons le retour des hommes pour en finir avec l’âge des masses, le retour de ce qui est haut pour en finir avec le vertige du néant.
Nous voulons le combat parce qu’il est le père de toute chose et donc de toute vie. Nous le voulons ici et maintenant, pour qu’un jour, dans ce XXIe siècle, les Européens redeviennent dignes de ce qu’ils furent et qu’enfin « l’or de l’aurore réponde à l’or du couchant ».
Je vous remercie.
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