Mort ordinaire d?un jeune français??
Europae Gentes (http://www.europaegentes.com)
Il s?appelait Julien Quemener. Il avait 24 ans et était originaire de Bretagne. Il est mort, tué par balles par un policier le jeudi 23 novembre 2006.
Nicolas Sarkozy, le Procureur Marin et même le Président de la République et derrière eux les média officiels assermentés se sont empressés de stigmatiser la violence inadmissible des supporters du PSG, comme si la mort d?un jeune français n?était pas en soi dramatique et finalement le plus grave. Nous ne disposons en l?état pas d?éléments suffisants pour tirer toutes les conclusions de ce drame mais déjà, en arrière fond, le Procureur s?est empressé de saluer le courage admirable de ce policier. Que ce serait-il passé si la victime s?était appelée Malik ou Mohamed ?
Des voitures auraient brûlé, la gauche aurait dénoncé les violences policières et la droite se serait excusée. Mais il s?agit en l?occurrence d?un jeune gaulois. Sa qualité de supporter du PSG ferait de lui de facto un violent raciste et justifierait son élimination physique. C?est en substance ce qui ressort des propos du président du syndicat UNSA arrivé en tête aux élections de la police. Ce sont des racistes, donc on peut les tuer. Disons le clairement, en temps que chrétiens et défenseurs de la civilisation européenne, nous condamnons avec force toute forme de racisme, au nom de la haute idée que nous avons de la personne sacrée – rappelée par la tragédie d?Antigone- et créée à l?image de Dieu. Mais à supposer même que ce jeune ait proféré des propos racistes – ce qui est nullement avéré- cela suffit-il à tuer à bout portant un être humain? Quant à l?argument de la légitime défense, il convient de rappeler que celle-ci doit être immédiate et proportionnée. Or, il semble que le policier ait pointé pendant plusieurs secondes le jeune homme privant sa riposte de son caractère d?immédiateté. Quant à la proportion, qui peut prétendre qu?un coup d?arme à feu mortel est adapté à des propos fussent-ils prétendument racistes et même à des coups ? La république d?ordinaire si prompte à abandonner ses flics lorsque les victimes sont extra européennes, fait corps et même encourage la répression lorsque les victimes sont des petits bretons. L?année dernière, nous avons assisté à des violences urbaines où des policiers ont été violemment pris à partie, parfois même par balles sans qu?aucune bavure n?ait été à déplorer. Faut-il que les incidents proviennent de « jeunes » français pour que tout devienne immédiatement justifiable y compris l?élimination physique ?
L??tat français, incapable d?assurer la sécurité en banlieue, se déchaîne donc contre les automobilistes, les fumeurs de cigarettes, les contribuables, les manifestants patriotes et maintenant les petits blancs qui cherchent dans les stades ces émotions et cette camaraderie, que la société matérialiste et individualiste athée est incapable d?offrir. Même s?il nous semble qu?il est dérisoire de se battre pour un ballon de football et que cette idolâtrie du stade nous rappelle les jeux du cirque, et que bien plus nous récusons la violence, la réaction politique-médiatique et même judiciaire ne peut que choquer.
Le 23 novembre à 23h30 un jeune français est mort tué par balles. Et cela en tant que français et en tant que chrétiens ne peut que provoquer notre plus profond émoi. Nous prions avec force pour lui et pour toute sa famille et nous nous associons à leur deuil??