Et si le Pen n?avait pas ses signatures ?

Et si le Pen n?avait pas ses signatures ? Ce serait, « une révolte, Sire, non, une Révolution?? » (propos d?un ministre de Louis XVI s?adressant au Roi)

La situation de Le Pen est très difficile, et il ne semble pas qu?il s?agisse d?une manipulation médiatique. Il peine à trouver ses 500 signatures, ce qui n?est pas étonnant quand, dans le même temps, Villiers et Laguiller ont les mêmes difficultés.

La pression du système est en effet terrible. Le conformisme est une obligation. Le politiquement correct, la norme. Les maires, signataires potentiels, se retrouvent à un an du renouvèlement de leurs mandats. Nul besoin de pressions officielles. La pression que l?intérêt, l?ambition, la peur, ou la lâcheté exercent sur eux est plus puissante que tout.

Nous vivons en réalité dans un Etat totalitaire soft. Il est vrai qu?on n?y massacre pas les opposants, on se contente de les empêcher de s?exprimer et de les condamner à la mort politique : amendes, persécutions, peines d?inéligibilité.

On modifie les modes de scrutin au gré des intérêts de la Nomenklatura : une République bananière doublée d?une tyrannie qui se prétend démocrate et se veut donner des leçons à ses opposants et au monde entier

La suite sur le site de Robert Spieler

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