Le rêve d’un monde sans frontières de Yannick Noah

23/08/2010 – 18 h 08
NEW YORK (NOVOpress) –
Yannick Noah sort aujourd’hui son nouvel album Frontières. Angela, le premier extrait de ce disque, donnait le ton dès juin dernier. Comme Pierre Perret avant lui, l’ex-tennisman chante à la gloire de la communiste afro-américaine Angela Davis, qui militait dans les années 1970 pour une révolution des Noirs aux Etats-Unis. Cette féministe aux racines africaines, engagée aujourd’hui contre la « discrimination des races », est un bon exemple de ces « Etats qui s’unissent et changent de peau » chante le métis franco-camerounais, domicilié depuis plusieurs années dans un luxueux duplex new-yorkais. Il n’oublie pas aussi des hommages très politiquement corrects à Coluche, l’abbé Pierre ou Martin Luther King. N’en jetez plus…

Une mièvrerie teintée au tiers-mondisme de salon où le métissage généralisé ressemblerait au paradis, comme on peut l’entendre dans le titre Frontières : « Je vous parle d’un monde qui n’existe pas. Un monde où les frontières ne diviseraient pas. La moindre différence comme ultime richesse. Sans barrières, sans bannière, inutiles forteresses », affirme Yannick Noah. Pourtant, ce monde fantasmé par l’auteur de Saga Africa, qui n’a jamais caché son goût pour certaines drogues, démontre chaque jour que ce n’est pas la paix et le bonheur qui sont au rendez-vous de la société multiculturelle, mais le sang et la haine.


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