La Gaude : Dominique Lescure ou la solidarité identitaire face à l’égoïsme républicain
La Gaude, vous connaissez ? C’est dans cette petite commune du nord-ouest de Nice que réside depuis près de vingt ans Dominique Lescure, président de l’association caritative Soulidarietà et suppléant de Philippe Vardon lors des prochaines élections législatives. Parfaitement inséré dans le tissu local, Dominique connaît bien la précarité vécue au quotidien par certains de nos compatriotes les plus démunis. Et quand une jeune maman « de souche », qui élève seule son bébé, est sur le point d’être expulsée sans être relogée par la commune, il ne peut qu’interpeller le maire UMP Pierre Tanguy. Récit d’une rencontre qui se passe mal…
Novopress : Pouvez-vous nous restituer le contexte de cette affaire ?
Dominique Lescure : l’une des amies de ma fille se prénomme Méline. Elle a une vingtaine d’année et élève seule son bébé de quinze mois en vivant tant bien que mal d’emplois précaires et de CDD. Elle occupe une maison sur la commune de La Gaude, mais depuis six mois, elle sait qu’elle va en être expulsée début novembre, parce que le propriétaire de celle-ci a décidé de la mettre en vente. Il faut savoir que cette jeune fille et ses parents habitent dans la commune depuis toujours et que ces derniers, intermittents du spectacle, animent gratuitement depuis des années toutes les fêtes du village. Et cet hiver, Méline est venue à plusieurs reprises nous aider lors de la distribution de la soupe au porc sur le port de Nice. Sachant qu’elle allait se retrouver à la rue avec son bébé, Méline a rencontré à deux reprises le maire pour tenter de le sensibiliser à sa situation et d’obtenir un logement social. Sans succès…
Novopress : La jeune fille ayant obtenu un troisième rendez-vous avec Pierre Tanguy, vous avez décidé cette fois-ci de l’accompagner. Comment s’est déroulée l’entrevue ?
Dominique Lescure : Elle a été fort brève et fort houleuse. Pierre Tanguy – qui connaît mon engagement identitaire – a refusé toute discussion avec moi, en affirmant que j’étais « un sale individu, une honte pour le village » et qu’on ne « pouvait pas parler démocratiquement avec moi ». Je lui ai alors demandé, puisque, lui, grand « démocrate », ne pouvait pas discuter avec moi, de quel côté venait l’absence de démocratie. Plus grave : il a déclaré que ma présence n’était pas souhaitable pour faire avancer favorablement le dossier de cette jeune fille ; Jeune fille qu’il ne se souvenait pas avoir rencontré malgré les deux précédentes visites de celle-ci en quelques mois. La menace était à peine voilée : lorsque Méline est venue seule, elle n’a rien obtenu, mais en se faisant accompagner par un militant identitaire elle risque d’être mise sur liste noire ! Un comble pour enfant du pays ! Au bout de quelques minutes, le maire nous a carrément expulsés de son bureau, à la façon dont on congédie des domestiques. Détail curieux mais révélateur, dans celui-ci la photo officielle de Chirac est d’ores et déjà remplacée par une autre où il embrasse Sarkozy…
Novopress : Votre visite n’est, semble-t-il, pas passée inaperçue !
Dominique Lescure : Pas vraiment ! En quittant le bureau de Tanguy, j’ai provoqué un mini-scandale dans le hall de la mairie, afin que l’ensemble du personnel municipal soit informé de la situation de Méline et de la réaction de l’édile. Et c’est d’autant moins passé inaperçu que tout le monde dans le village et à la mairie connaît cette jeune fille.
Novopress : Pourtant des logements sociaux ont bien été attribués dans la commune ?
Dominique Lescure : Cette année seize logements sociaux sont sortis de terre sur la commune et l’on en prévoit autant pour l’année prochaine. Le maire prétend qu’il ne peut attribuer que 10 % de ceux-ci. Méline, qui vit au cœur du village, est informée de ce qu’il s’y passe. Et elle a appris que plusieurs logements sociaux ont été attribués, notamment à une maghrébine sans enfant. Mais à elle, on ne lui a rien proposé ! Et quand elle a demandé au maire pourquoi ces personnes avaient été logées et pas elle, il l’a envoyé « bouler » en lui disant qu’il n’avait pas à lui révéler le pourquoi de ces attributions. Pour lui, la solidarité c’est « les autres avant les nôtres »…
Novopress : Concrètement, que peut-on faire ?
Dominique Lescure : Ce que font les Identitaires depuis leur création : placer sous le feu des projecteurs des situations inacceptables que le système cherche à occulter. Faire savoir à l’homme de la rue quels sont les responsables. Mettre ceux-ci face à leurs responsabilités. Leur faire comprendre que l’enjeu, pour eux, est ce qu’ils ont de plu cher : leur chiffres d’affaires et/ou leur réélection. Nous allons dans les jours qui viennent, déclencher une mobilisation identitaire avec les outils que l’on nous connaît et qui, à chaque fois ; ont fait leurs preuves : le téléphone, le fax, le courrier électronique. Mais cette mobilisation va également se faire sur le territoire de la commune : il faut que les habitants La Gaude sachent que leur maire, ardent supporteur du petit Nicolas, celui qui veut faire financer les mosquées par l’argent de nos impôts, laisse à la rue l’une de nos sœurs ! Donc je demande à chacun de se tenir prêt… Mais, et c’est ça l’important, Méline sera d’une façon ou d’une autre relogée !
Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France
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