05/07/10 – 23h25
BRUXELLES (NOVOpress) – Malgré l’opposition massive des populations, la Commission européenne a récemment autorisé de nouvelles variétés de plantes génétiquement modifiées à des fins de cultures commerciales, ainsi que pour l’alimentation humaine et animale.
Ces autorisations reposent sur des avis favorables émis par le comité OGM de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) selon une procédure d’évaluation fondée pour l’essentiel sur les dossiers présentés par les entreprises de biotechnologies.
Or, pour les organisations environnementales et écologistes, la rigueur scientifique de ces procédures est contestable, notamment si l’on s’appuie sur les avis rendus par le comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB). Ainsi, en 2009, le Comité scientifique du HCB avait estimé que les tests présentés par le pétitionnaire et analysés par l’AESA étaient insuffisants pour conclure à l’innocuité du maïs OGM de Monsanto.
A l’époque, le gouvernement français avait adressé une question à la Commission européenne le 22 juin 2009, lui demandant de certifier raisonnablement que le maïs Mon810 n’était pas toxique. Par sa réponse, cette dernière avait démontré qu’elle ne pouvait pas répondre par l’affirmative alors même qu’elle le fait habituellement dans ses avis.
C’est pourquoi, les organismes anti-OGM demandent aux états membres de l’Union européenne :
• d’interpeller la Commission européenne pour qu’elle apporte enfin une réponse claire quant à sa capacité à certifier la non toxicité des OGM évalués ;
• de reconsidérer, selon une approche scientifique révisée, les autorisations précédemment accordées et celles en cours, à commencer par la demande de renouvellement d’autorisation du MON 810.
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