05/07/10 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – Quinze jours suffisent à dégrader un organisme qui se nourrit de produits tout préparés vendus dans les supermarchés à bas prix.
C’est ce qu’affirme l’enquête réalisée sous l’égide de l’Association Santé et environnement France (ASEF), qui réunit, depuis 2008, un réseau de 2500 médecins et au cours de laquelle deux journalistes ont changé leur régime alimentaire pendant seulement deux semaines, le premier ne se nourrissant que de plats préparés qu’il trouvait dans le commerce bon marché et de préparations industrielles, le deuxième s’alimentant exclusivement avec du bio.
Un troisième journaliste servant de « référent » n’a, lui, pas modifié son alimentation, mêlant plats tout faits de moyenne qualité et menus mijotés maison à base de produits de qualité. Les résultats de l’opération sont particulièrement probants et inquiétants, même si, bien entendu, ils doivent être légèrement nuancés par les différences de métabolisme existant entre les individus.
Le mangeur de produits « discount » a en tout cas pris deux kilos, son taux d’acides gras insaturés – les mauvaises graisses – a été multiplié par trois et la quantité de conservateurs E210 et E215 et de colorants a été multipliée de trois à sept fois (ces différents conservateurs industriels sont d’autant plus massivement utilisés par le secteur agro-alimentaire qu’ils sont jugés casher, halal et compatibles avec une alimentation végétarienne, etc… Pas de discrimination religieuse devant la malbouffe !).
Cette enquête pourrait notamment expliquer en partie les problèmes d’obésité chez les plus pauvres, trois fois plus importants que chez les cadres, selon une enquête de l’Insee.
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