Source : Projet apache.
Manuella Anckaert est journaliste pour le magazine féminin Grazia ainsi que pour le site StreetPress.com . Elle est venue à la rencontre du Projet Apache sans trop savoir ce qu’elle y trouverait. Elle en est repartie chamboulée. Ceci expliquant surement l’aspect décousu de l’article qui suit. Si cette dernière s’est déclarée opposée à certaines de nos idées, elle n’a pas su nous en expliquer les raisons. Manuella, tu es donc la bienvenue pour revenir nous apporter la bonne parole et débattre avec les militants du Projet Apache.
Le Projet Apache regroupe « les jeunes identitaires parisiens ». Après avoir organisé un apéro saucisson-pinard à la Goutte d’Or aussitôt interdit, ils se rassemblaient lundi soir dans le cadre d’une « scène ouverte avant-gardiste » pour fêter la musique avec bières, chips et croques-monsieurs.
20h11 – Paris 15e arrondissement: Devant le local des Apaches sur le trottoir, quelques minets en jean-chemise décontractée fument des clopes. J’entre pour retrouver mon contact Pierre-Vincent. A l’intérieur: une affiche de Sainte Geneviève – la patronne de la ville de Paris et des gendarmes – une banderole « Paris Populaire-Paris Identitaire » et au bar quelques militants qui taillent la bavette en buvant une mousse. Le mobilier se limite au strict-minimum avec seulement quelques chaises : « On lutte contre la marchandisation, on récupère, on rénove » confie Suzanne, une des fondatrices du groupuscule, presque militante Europe-écologie pour le coup.
20h39: Suzanne, consultante dans la presse spécialisée explique que « le projet Apache c’est l’identité parisienne: Celle de refuser le Paris trop cher, réservé aux nantis. Il faut le retour des classes populaires et moyennes », martèle t-elle. Au même moment un couple de trentenaires très BCBG arrive. Ils claquent des bises, ambiance Auteuil-Neuilly-Passy.
Les identitaires parisiens sont fiers: Ils auraient rassemblé environ 800 à 1.000 personnes sur les Champs-Élysées vendredi 18 juin, en marge de l’apéro saucisson-pinard interdit. Suzanne se félicite du développement du groupuscule : « il y a de plus en plus de lycéens qui nous rejoignent, qui nous disent merci pour nos idées. Un lycéen qui vous dit merci c’est extraordinaire. »
20h50: Je vais chercher un verre d’eau, en fond musical des chants patriotiques. La fête de la musique commence.
20h54: Un groupe de musique s’installe dans le local. Ils entonnent une création personnelle à la guitare sèche : « Capitaine Madoff ». La fondatrice balance : « On est laïcs, on accueille tout le monde. » Tout le monde, même les musulmans ? « Non les musulmans et les laïcs ne sont pas compatibles. Il n’y a qu’à regarder le quartier de la goutte d’Or, la rue Myrha le vendredi, quand des milliers de personnes font la prière et bouffent notre liberté. »
20h57: « Qui se ressemble s’assemble; des gens très différents, ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas s’entendre, c’est qu’ils ne veulent pas », me dit Suzanne. Pendant ce temps là Xavier AKA X-Men fait des croques-monsieur:« Les gens sont des identitaires qui s’ignorent ».
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