Note de Novopress :
L’auteur a écrit cette Tribune Libre le 19 juin avant la révélation de nouveaux incidents au sein de l’équipe de France de football. Ces nouveaux incidents ne font que multiplier les exemples qu’il aurait pu donner.
Non contents d’être orgueilleux et arrogants, malgré le spectacle affligeant offert contre le Mexique, les « Bleus » sombrent dans l’infâme comme le prouve ce nouvel épisode qui gangrène l’équipe de France. Nicolas Anelka (photo) aurait selon le quotidien sportif l’Equipe copieusement insulté le sélectionneur Raymond Domenech, avec un florilège de mots dont seule la diversité issue des banlieues détient le secret.
La racaillisation grandissante de la société française notamment dans ses marges les plus fragiles situées dans les banlieues ouvrières d’antan n’épargne plus le football. De cette diversité importée au sein de l’équipe de France découlent des revendications ethno-culturelles incompatibles avec l’esprit français où la logorrhée « wesh wesh » fait désormais office de médium de communication. A l’image de la société, le football n’a jamais été exempt des coups de sang de fortes têtes comme le bouillonnant Cantona au tempérament viril et parfois bagarreur. De tels comportements restaient bon enfant et s’inscrivaient dans un « esprit gaulois » sans manifester pour autant un rejet de ce qui ne lui ressemblait pas.
Le groupe France, majoritairement composés de joueurs afro-antillais et pour la plupart musulmans incarne l’absence de valeurs, d’éducation ou pour reprendre un terme à la mode de civisme. La transformation ethnique de l’équipe de France s’est ainsi logiquement accompagnée de l’intronisation dans ses murs de la mentalité « du quartier ». Avec l’apparition de nouveaux codes culturels ont émergé une dimension clanique et un communautarisme forcené. Lors d’un entretien récent accordé l’Equipe, Sidney Govou reconnaissait ainsi l’existence de barrières culturelles entre joueurs : « Dans la vie de tous les jours, on cherche des affinités, alors en équipe de France aussi. Et quand on cherche des affinités, la couleur, c’est la première chose qui vient à l’esprit ». Pas étonnant qu’au beau milieu de ce remugle multiculturel, le Breton Gourcuff soit de facto ostracisé.
Mais l’ambiance délétère que l’on observe chez les « Bleus » touche également les clubs du championnat de France. Depuis le lancement de la mode du recrutement d’éléments issus des banlieues nombre de clubs professionnels sont confrontés aux « caprices » des fils d’immigrés qui comme leur congénères des cités misent sur le fric facile tout en rejetant la culture de l’effort. Paris, Lyon, Marseille parmi les exemples plus édifiants sont emblématiques du pourrissement qui sévit dans le foot. Mais il n’y a là rien d’étonnant. Quiconque a foulé la pelouse d’un club amateur dans sa jeunesse ne pourra nier le glissement qui s’est opéré dans les années 1990-2000. Un glissement vers la négation même de valeurs sportives et de l’esprit d’équipe qui animent normalement un collectif. Pas étonnant que l’on retrouve une telle ambiance dans le monde du foot pro qui sous le vernis policé du fric et des médias n’est finalement que le reflet d’un pays ayant sabordé sa véritable identité.
Les millions gagnés par ces mercenaires, ayant pour patrie tout sauf la France, ne parviennent pas à cimenter un collectif fortement hétérogène. Ce constat fait voler en éclat le dogme du « vouloir vivre ensemble » ainsi que le lien supposé entre richesse et volonté d’intégration. Le modèle de société calqué sur celui des « Bleus », véritable arme de la propagande officielle pour l’affirmation d’une France métissée et multiculturelle, montre aujourd’hui ses limites. Cette mosaïque se lézarde faisant de cette tour de Babel un édifice aux fondations incertaines. Rien n’y fait pas même la discrimination positive installée de fait au sein de cette équipe.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que le slogan « Black-Blanc-Beur » ne soit plus que le triste reflet du fantasme d’une élite vendue au capitalisme effréné ayant pour seul mot d’ordre le profit. 1998 ne fut qu’un mauvais rêve. Malheureusement pour la société française le réveil risque d’être beaucoup plus douloureux qu’un flot d’injures.
Guillaume Lamarque