
18/06/2010 – 18h20
PORT-ELISABETH (NOVOpress) – Ils s’appellent Lionel Messi, Gonzalo Higuain (Argentine) ou Dejan Stankovic (Serbie) et partagent un même point commun : un attachement sincère à l’identité de leur pays qu’ils représentent durant le Mondial sud-africain. Mais la Coupe du monde 2010, c’est aussi une pléiade de joueurs à la double nationalité, voire plus et qui optent pour une sélection par opportunisme ou rejet d’un pays d’accueil où ils ont tout appris du football.
Le 19 mai dernier, l’hebdomadaire Minute rappelait que l’équipe d’Algérie comptait dans son effectif 19 joueurs sur une liste de 25 présélectionnés ayant la binationalité franco-algérienne, voire jusqu’à trois nationalités différentes. Les médias algériens s’en donnent à cœur joie contre ces « cousins » de France et déplorent la faible proportion de joueurs du cru retenus chez les Fennecs : Chaouchi et Laïfaoui, de l’ES Sétif, et Gaouaoui, de l’ASO Chlef.
L’Algérie, mal en point dans son groupe C, aurait pu compter sur un renfort de poids : en mars 2009, Eric Abidal (photo), guidé par l’islam, aurait hésité à demander la nationalité algérienne. « Je me sens complètement Algérien depuis que j’ai épousé une Algérienne », a déclaré le défenseur tricolore. Des nationalités à géométrie variable dans le monde du ballon rond, un phénomène que l’on retrouve aussi dans la confédération helvétique : en novembre dernier, la sélection suisse sacrée championne du monde des moins de 17 ans au Nigéria, alignait dans ses rangs 13 joueurs binationaux sur 21.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://archives-fr.novopress.info]