Communiqué de presse de la Coordination Rurale.
Novopress se fait le relais de ce communiqué de presse dans un souci d’information de ses lecteurs.
Alors que nombre de pays, dont le nôtre, se sont déclarés formellement opposés à une reprise des négociations entre l’Union européenne et le Mercosur, la décision de la Commission européenne de relancer les discussions depuis ce lundi constitue une sorte de bras d’honneur aux représentations élues et démocratiques des états-membres.
Cette arrogance et cet aveuglement à persister dans le libre échange érigé comme doctrines économique et politique suprêmes constituent un grave danger pour l’avenir de la communauté des peuples européens.
Alors que la CR ne cesse, depuis 1993, de réclamer l’Exception agriculturelle pour permettre à l’UE de se doter d’une agriculture capable de répondre aux enjeux et défis du XXIe siècle, il serait irresponsable d’accorder de nouvelles concessions aux pays du Mercosur. Cela se traduirait par une aggravation de la situation déjà catastrophique de notre agriculture et par une nouvelle saignée dans les emplois du secteur productif.
Le bon sens le plus élémentaire permet de comprendre qu’il est impossible de mettre en concurrence les vastes espaces et les exploitations de plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’hectares de ces pays avec nos campagnes constellées de routes, de villages et de fermes.
C’est pourquoi la CR demande que la France intervienne au plus haut niveau auprès de Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen, pour qu’il mette fin à cet abus de pouvoir des fonctionnaires européens et que puisse se dérouler sereinement l’indispensable réflexion sur la réforme de la Politique Agricole Commune de 2013.