La cathédrale de Cordoue (qui fut un temps transformée en mosquée lors de l’occupation) est depuis longtemps dans la ligne de mire des musulmans voulant récupérer l’Andalousie. Jeudi dernier, une organisation islamiste basée en Autriche, la Jeunesse musulmane d’Autriche (MJO), a tenté une entrée symbolique avec 118 membres sous couvert de « tourisme ». A l’intérieur, ces militants musulmans ont commencé à prier, ce qui a provoqué une réaction immédiate du service de sécurité– les autorités ecclésiastiques avaient eu vent de cette opération – voulant faire cesser la provocation. Mal leur en a pris : les militants les ont pris à partie et la police, immédiatement arrivée en renfort n’a pas calmé les esprits. Deux policiers ont été « blessés légèrement » selon El Pais.
Selon la Junta islamica – équivalent espagnol du Conseil français du culte musulman –, les responsables sont les catholiques qui ont refusé récemment les demandes de la Ligue arabe d’ouvrir à l’islam la cathédrale, car en ayant répondu favorablement aux pétitions des musulmans installés en Espagne, ils auraient « évité l’ incident tel qui s’est produit » !
Outre la demande de partage cultuel faite par le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en octobre 2007, une demande fut déjà formulée par la Commission islamique d’Espagne en 2004, soutenue à l’époque par les élus cordouans du Psoe, le Parti socialiste espagnol.

Manifestation pro-palestinienne en 2009 autour de ce que les musulmans continuent d'appeler la « mosquée de Cordoue ».
La tentative de rendre légitime un retour des musulmans dans la cathédrale repose sur le fait que le lieu fut une sublime mosquée durant quatre siècles. Ainsi, les musulmans essayent de faire croire que l’Eglise leur a « volé leur mosquée ». Or, il faut remettre les choses à leur place : avant que l’émir Abd-Ar Rahman ne commence à bâtir sur le lieu un projet qui s’étendra sur plusieurs règnes, de 785 à 961, l’emplacement était à l’origine celui de l’église Saint-Vincent que les musulmans ont récupéré à dessein pour remplacer le christianisme, et non pour partager le lieu avec les chrétiens ! A noter que les colonnes de marbre de l’ancienne mosquée provenaient d’édifices romains ou wisigoths… Juan José Asenjo, évêque de Cordoue, a réaffirmé le rejet de cette idée, précisant qu’elle ne « contribuerait pas à l’établissement d’une cœxistence pacifique ». Sage décision.
Deux des islamistes ont été arrêtés et seront prochainement jugés. Miguel Ángel Parra, président de l’association Présence chrétienne, tient à souligner que parmi les islamistes, il se trouvait des hommes armés de couteaux, ainsi que la police l’a rapporté. « Nous ne comprenons pas, affirme Miguel Ángel Parra, la pétition demandant à partager le culte, vu que le nombre de mosquées dans la ville est suffisant pour les musulmans qui résident dans Cordoue, et d’un autre côté l’islam ne prévoit pas non plus de partager ses lieux de culte avec d’autres croyances. »
Persistant dans la provocation, le président de la Junta islamica, Mansur Escudero, fait porter aux catholiques la responsabilité de l’incident : « Tout cela ne serait pas arrivé si le culte était partagé. »
Source : Observatoire de l’islamisation.
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