28/03/2010 – 10h00
RANGOON (NOVOpress) – Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté vendredi une résolution s’inquiétant des lois électorales édictées récemment par la dictature militaire en Birmanie, ne garantissant pas « un processus politique » dans le respect du pluralisme. Le texte appelle le régime birman à garantir « un processus électoral libre, transparent et honnête » permettant la participation de « tous les électeurs » et de « tous les partis politiques » dans le cadre des premières élections législatives depuis 20 ans qui doivent avoir lieu à l’automne prochain.
La junte birmane a promulgué début mars des lois qui interdisent aux détenus d’appartenir à un parti. Une manœuvre permettant de nuire à l’opposante Aung San Suu Kyi, actuellement en résidence surveillée. Mais si son nom est régulièrement évoqué pour illustrer l’opposition au régime militaire de Rangoon, le combat que mène le peuple Karen dans l’Est de la Birmanie demeure moins médiatique.
En proie à un véritable nettoyage ethnique, les Karens sont massacrés ou contraints à la déportation, notamment en Thaïlande. En 2006, sur RFI, Any Bourrier notait : « De toutes les guérillas combattantes de la Birmanie, ce sont les plus tenaces et les moins disposés au compromis. Grâce à une rigueur morale sans égale dans l’histoire des guérillas, les Karen ont évité les tentations classiques qui menacent les groupes rebelles notamment le terrorisme et l’opium ».
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