Islamisation : scène de rue à Paris

La scène se passe un vendredi, à 14 h 30, sur la petite place située en face de l’entrée de la faculté de Jussieu. A Paris. France.
Il y a là un attroupement. Des personnes « d’origine » à qui, micro à la main, s’adresse un prêcheur d’anthologie. Barbu, exalté, fiévreux, il s’adresse, à moitié en arabe, en moitié en français, à une trentaine de musulmans. Il y a là des hommes, des femmes voilées, des « jeunes » qui, foulard palestinien autour du cou, servent de gardes de protection.
Le thème de la harangue ? Une dénonciation des « sionistes » accusés de tous les péchés d’Israël : « ils » veulent faire disparaître les Palestiniens, « ils » veulent détruire la mosquée de l’esplanade à Jérusalem, etc.
Au fur et à mesure de son prêche, l’imam montre en puissance et lance, d’une voix à faire froid dans le dos :
Les musulmans du monde entier vont se lever et détruire tous les sionistes, Israël et leurs suppôts, dans le monde entier !
Parmi les badauds, un quidam, un « de souche » qui ne manque pas de courage, va alors interpeller le furieux :
Ce que vous dites est inadmissible !
Il n’a pas le temps d’en dire beaucoup plus. Encerclé par les « jeunes », il est tiré hors de la petite place, bousculé, insulté, menacé. Il va essayer malgré tout de prendre une photo avec son portable. Grande imprudence !
On va te saigner à blanc au couteau !
L’un des « jeunes » va lui lancer :
Mais pourquoi tu défends les juifs puisque toi-même tu n’en est pas un.
Tranquillement, le quidam va expliquer que les propos tenus par l’imam, peut-être tolérés et encouragés ailleurs, sont interdits par la loi en France. Réponse tout aussi tranquille de ses agresseurs :
Bientôt, la France sera à nous !
Comme il y a, quelques centaines de mètres plus loin, trois cars de police, le quidam va aller jusqu’aux forces de l’ordre (sic) et leur expliquer ce qu’il a entendu et ce qui a suivi (et qui n’a pas pu échapper aux policiers). Réponse :
Oui, on sait. On a même des collègues sur place. Mais que voulez-vous, monsieur, on ne peut pas intervenir car ils ont une autorisation préfectorale [de cette préfecture qui prétend interdire la soupe au cochon…]. Ce genre de chose se reproduit de plus en plus souvent et partout.
Quand on sait que, pour un musulman, tout endroit où la prière a été dite devient de facto « terre d’islam », dar el-islam, il y a peut-être du mouron à se faire…

Alain Sanders

Article extrait du n° 7023 de Présent du mercredi 3 février 2010.

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