24/01/2010 – 19 h 25
NIMES (NOVOPress) : Le juge des libertés et de la détention (JLD) de Nîmes, dans le Gard, a décidé de la mise en liberté immédiate d’une vingtaine de Syriens d’origine kurde figurant parmi les 124 clandestins découverts sur une place près de Bonifacio. La décision est motivée par la « nullité » de la procédure, jugée contraire à la convention des droits de l’enfant et à diverses autres dispositions relatives aux « droits » des immigrés clandestins.
Interrogé à 19 heures par France Inter sur la possibilité que le parquet fasse appel de cette décision, Eric Besson, ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration, qui n’a pourtant aucune autorité sur les magistrats, a déclaré : « Non, je lui ai demandé de ne pas faire appel. » Ils sont donc libres d’aller et venir comme ils l’entendent sur le sol français. « Nous avons d’ores et déjà prévu qu’un hébergement soit proposé à ces demandeurs d’asile en partenariat avec la Croix-Rouge », a ajouté Eric Besson.
A Marseille, d’autres clandestins pourraient être libérés dans la soirée. La justice délibère actuellement, après que l’audience s’est déroulée sous la pression d’une centaine de défenseurs des « sans papiers », dont des Kurdes qui avaient débarqué clandestinement en 2001 sur une plage de Fréjus, dans le Var, et ont depuis obtenu le droit d’asile et même, pour certains, la nationalité française.
Sur les 81 adultes ayant débarqué près de Bonifacio, 61 ont déjà déposé une demande d’asile politique.
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