Prix du lait pour le 1er trimestre 2010 : désespérant !

Communiqué de la Coordination Rurale

Novopress se fait le relais de ce communiqué de presse du Bloc identitaire en date du 10 janvier 2010 dans un souci d’information de ses lecteurs.

le lait toujours plus basL’application de l’accord du 3 juin 2009 pour déterminer le prix du lait au 1er trimestre 2010 casse les espoirs des producteurs.

Les prix annoncés demeurent dramatiquement bas, bien en dessous des prix d’il y a un an et bien en deçà du coût de production, faisant craindre le pire pour la survie des exploitations laitières.

L’Organisation des Producteurs de Lait et la Coordination Rurale rappellent une évidence : Avec un coût de production de l’ordre de 315 € la tonne de lait avant rémunération de leur travail, les producteurs produisent à perte et font cadeau aux laiteries de 30 à 50 € par tonne de lait qu’ils leur livrent.

Cette situation est scandaleuse et insupportable. Le Premier ministre François Fillon avait d’ailleurs déclaré en mai 2009 : « On n’acceptera jamais que les producteurs de lait soient condamnés à produire à perte ». Or ceux-ci se retrouvent aujourd’hui seuls face à une question grave : faut-il continuer à travailler pour produire du lait jusqu’à la ruine ou vaut-il mieux s’arrêter tout de suite en entraînant la filière dans sa chute ? Celle-ci est à l’image d’un château de cartes. Sans une densité suffisante de producteurs, c’est l’existence de la laiterie qui est directement en cause et sans laiterie c’est toute l’activité économique du secteur qui s’arrête : fournisseurs de matériel, d’aliments, de soins et médicaments vétérinaires, etc.

L’OPL et la CR réaffirment que ni la future LMA avec ses contrats obligatoires, ni les plans de soutien les plus médiatisés soient-ils ne peuvent apporter de solution à ce drame économique et social.

Seule une remise en question claire et immédiate de la politique laitière européenne actuelle, directement responsable de la crise, peut sauver notre secteur laitier.

La commission d’experts dits « de haut niveau » doit maintenant conclure rapidement et préconiser une régulation par les volumes précise et efficace de la production et du marché du lait européen pour permettre aux producteurs de tirer un revenu normal de leur travail et aux consommateurs d’acheter leur lait à un prix juste et équitable.

Novopress.info

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