06/01/2010 – 18 h 00 – PARIS (NOVOPress) : « Peut-on encore faire confiance aux banques ? » : c’est le thème du débat qui aura lieu ce soir sur France 3 lors de l’émission Ce soir (ou jamais !). Comme souvent, Frédéric Taddeï a réuni un plateau de choix puisque seront présents :
• l’ancien président du Crédit lyonnais Jean Peyrelevade, vice-président du Modem de François Bayrou. Directeur-adjoint du cabinet de Pierre Mauroy lors des nationalisations de 1981 puis acteur des « années fric » de l’ère mitterrandienne, Peyrelevade, qui a longtemps enseigné l’économie à l’Ecole Polytechnique, pourfend maintenant ce qu’il appelle, selon le titre de l’un de ses ouvrages, Le Capitalisme total (Seuil, 2005) ;
• l’éditeur et écrivain Slobodan Despot, issu d’une famille serbe dont il a récemment raconté le bouleversant destin, fondateur en Suisse où il réside des éditions Xenia. Slobodan Despot vient d’éditer En retard au paradis, livre d’entretiens entre Brigitte Perrin, journaliste à la Télévision suisse romande (TSR) et Paul Grossrieder, qui fut directeur du Comité international de la Croix-Rouge de 1998 à 2002 ;
• Brigitte Perrin elle-même, qui a réalisé un ouvrage d’autant plus intéressant sur la Suisse, « paradis des banquiers », que Paul Grossrieder apporte l’éclairage sur l’identité suisse et les rapports que son pays entretient avec la hauteur de réflexion de celui qui fut, dans une vie antérieure, un dominicain, et assuma des responsabilités diplomatiques auprès des papes Paul VI et Jean Paul II ;
• le journaliste d’investigation Éric Laurent, auteur de La Face cachée des banques. Scandales et révélations sur les milieux financiers (Plon, 2009), un livre qui, pour la richesse de ses informations, s’inscrit dans la lignée de ses précédents ouvrages comme La Face cachée du pétrole (Plon, 2006) ;
• le jeune écrivain Gaspard Koenig, auteur, lui, d’un « brûlot libéral ». Dans son essai intitulé Les Discrètes Vertus de la corruption (Grasset, 2009), ce normalien qui fut « la plume » de Christine Lagarde au ministère des Finances et travaille aujourd’hui à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), estime que « la corruption synthétise […] les intérêts des individus et des groupes ». « Une société corrompue, écrit-il, sera mieux à même de déterminer spontanément son propre intérêt ».
Un débat à suivre en direct sur France 3 à partir de 23 heures.
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