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U2 (crédit photo : Zachary-Gillman)
Faut-il encore présenter U2, l’un des groupes mondialement les plus connus, dont le chanteur, Bono, né Paul David Hewson à Dublin, Irlande, en 1960, fut plusieurs fois donné lauréat du prix Nobel de la paix – sans jamais l’obtenir – pour ses actions humanitaires et son engagement en faveur, par exemple, de l’annulation de la dette des pays du tiers monde ?
Bono a 23 ans quand, en 1983, avec U2, formé sept ans plus tôt, il interprète ce qui va devenir le premier succès du groupe : Sunday Bloody Sunday, qui figure sur l’album War. Le titre est explicite : il renvoie au « dimanche sanglant », ce tragique dimanche 30 janvier 1972 où, à Derry, la deuxième ville la plus important d’Irlande du Nord après Belfast, furent tués quatorze catholiques qui manifestaient pacifiquement. Quatorze catholiques assassinés par l’armée britannique qui, après avoir prétendu qu’elle n’avait fait que riposter à des tirs de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), mais fut bien en peine d’en apporter la preuve, ne put que reconnaître qu’il n’en était rien et que consigne avait bien été donnée de tirer dans la foule désarmée…
Tandis que U2, et Bono, interprètent Sunday Bloody Sunday, ce sont les noms des quatorze victimes, dont sept avaient moins de 19 ans, abattues par des soldats du 1er régiment parachutiste, qui défilent sur l’écran. Pour se souvenir de Jackie Duddy, de Patrick Doherty, de Bernard McGuigan, de Hugh Glimour et de tous les autres, qui ne demandaient rien d’autre que la reconnaissance de leurs droits civiques. Et pour que la paix en Irlande du Nord, comme le réclamait Bono en 1983, soit durable : « Jusqu’à quand, jusqu’à quand devrons-nous chanter cette chanson ? Jusqu’à quand ? Ce soir, nous pouvons être unis. Ce soir, ce soir »…
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